Rencontres chorégraphiques de Carthage 2010 : L’humour comme jamais vu…





« La danse peut-elle faire rire ? », c’est autour de cette question que se réunira une pléiade de danseurs et chorégraphes, sur la scène des Rencontres chorégraphiques de Carthage 2010.
Après le «Doc à Tunis », c’est aux danseurs de peindre avec leurs corps des visions croisées sur le monde d’aujourd’hui. Pour l’édition 2010 des Rencontres chorégraphiques de Carthage, Syhem Belkhodja, directrice artistique de la manifestation, n’a pas trouvé mieux que l’humour comme thème. «Alors dans ce contexte morose de post-crise mondiale et la terreur semée par ce volcan qui a éclaté brusquement, je pense que prendre les chemins de l’humour a été nécessaire. Ce choix pourrait surprendre tant la danse contemporaine ne passe guère pour franchement fantaisiste. Une idée fréquente voudrait même que l’on ne danse qu’à propos de graves matières esthétiques ou existentielles, sans que cela laisse place à la fantaisie. Et comme à chaque édition, il y a un déclic, une situation provocatrice… Cette fois-ci, j’ai pensé lors d’un festival que la manière avec laquelle on reçoit une anecdote varie selon les repères, le background… Alors, je me suis-dit: pourquoi ne pas chercher de l’humour auprès des danseurs qui se sont habitués à travailler sur des thèmes socio-culturels et politiques», a expliqué Syhem Belkhodja, lors d’une conférence de presse, organisée hier au Théâtre de la Ville de Tunis, pour présenter la nouvelle session des Rencontres Chorégraphiques de Carthage ; rencontre qui a vu la présence de la jeune danseuse Oumeïma Mannaiî, participant à ce rendez-vous avec un solo et Imed Jemaâ à qui on lui a confié le spectacle d’ouverture.
Bientôt une nouvelle direction
«Expiré le 01-05-2010» tel est l’intitulé de la chorégraphie conçue par Imed Jemaâ pour la soirée d’ouverture, prévue pour le 1e mai à 19h00, sur la scène de la salle « Le 4e art » ; grande soirée où il ne sera pas seul. Car le duo Aïcha et Hafiz Dhaou seront de la fête. L’Egyptien Walid Aouni de l’Opéra du Caire sera également présent avec une nouvelle chorégraphie intitulée «Hbiba Msika».
«C’est une nouvelle aventure où je m’interroge sur les danseurs contemporains et sur la danse en général. La danse est aujourd’hui une philosophie. «Je danse donc j’existe» sera-t-elle alors la prochaine formule des philosophes ? C’est dans ce sens que j’ai choisi de penser à l’humour», a noté Imed Jemaâ. Et c’est à Syhem Belkhodja d’intervenir, soulignant que juste après les deux premiers jours, elle cédera la direction au duo Aïcha et Hafiz Dhaou, qui prendront en 2011 et 2012 les arènes de la manifestation.
Notons que Robyn Orlin (Afrique du Sud), David Wampach (France), Foofwa (Suisse), Guileme Bouteho (Suisse), Andrea Sitter et Pina Bausch (Allemangne) et d’autres chorégraphes et compagnies seront à l’affiche de cette édition.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com