Chronique judiciaire : Jalousie meurtrière





Le tribunal de première instance de Tunis a examiné une affaire de meurtre dont l’accusé est un jeune homme d’une vingtaine d’années.
L’histoire a commencé quand la sœur de l’accusé a accouché de son premier bébé il y a trois ans. Cette dernière, n’étant pas mariée et ne pouvant pas subvenir à ses besoins, a décidé de le confier aux services sociaux. Une décision qui n’a pas réjoui sa mère malgré les circonstances.
Trois années ont passé et le petit bébé a grandi. Sa grand-mère prenait régulièrement de ses nouvelles pour s’assurer qu’il ne manquait de rien. A son troisième anniversaire, la grand-mère a décidé de l’adopter et de lui offrir un environnement familial stable. Sa demande d’adoption a été acceptée par les autorités. L’enfant s’est, dès lors, installé chez sa grand-mère et son oncle, l’accusé en question. Au début, tout allait bien jusqu’au jour ou l’oncle a senti que son neveu a accaparé toute l’attention, menaçant même son espace vital. Ce qui a fit naître des sentiments de rage et de jalousie chez le jeune homme. Inquiet, l’accusé a commencé à chercher un moyen pour se débarrasser de cet «envahisseur».
Il a alors amassé des couteaux et a commencé à imaginer les scénarios possibles. Les nuits passaient et lui, il cherchait le courage suffisant pour passer à l’acte. Un jour la grand-mère sortait, ne se doutant point de ses intentions, elle a demandé à son fils de prendre soin du bébé. Seuls à la maison, l’accusé est resté dans sa chambre pour éviter tout contact avec l’enfant, mais l’inévitable s’est produit. L’enfant, s’est introduit dans la chambre de son oncle qui se sentant menacé, a quasiment perdu la tête. Il a empoigné le bébé en lui attachant les mains et l’a mis sur le lit. Il a pris un sac en plastique où il a enfoui la tête de la victime pour l’étrangler. Le bébé s’est mis à se débattre. L’accusé a décidé alors d’en finir. Il a pris ses couteaux et l’a égorgé.
De retour, la grand-mère a découvert le crime et a alerté les autorités. Quelques heures plus tard, l’accusé a été arrêté.
L’avocat de la défense a demandé un examen psychiatrique de l’accusé, qui lors du procès, a déclaré avoir fait son devoir pour se protéger d’un envahisseur.
L’affaire a été ajournée dans l’attente des résultats de l’examen médical.


Anas




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com