L’E.S.T., champion de Tunisie 2009-2010 : Joli sacre pour une équipe d’attaque





L’Espérance succède à elle-même. Un nouveau sacre qui vient enrichir un palmarès fort élogieux et récompenser le talent et le désir d’aller toujours de l’avant.
Cela n’a rien d’original, faut-il en convenir dans la mesure où les Espérantistes terminent premiers pour la troisième fois en cinq ans. Cette fois, ils n’ont pas attendu la dernière ronde pour être sacrés. L’instabilité des concurrents en butte à des problèmes internes et le potentiel offensif du groupe ainsi que la richesse de l’effectif ont fait que l’Espérance mène la danse en haut de la hiérarchie depuis sa victoire à l’aller à Sousse face à l’Etoile. C’était peut-être là le premier tournant du parcours.
Bien installée dans son fauteuil de leader, le club de Bab Souika va quand même connaître un passage à vide juste après la CAN lorsque Benzarti n’a retrouvé le groupe qu’après plus d’un mois et la blessure des Darragi et Msakni, outre l’absence prolongée des Eneramo et Afful. Mais, l’Espérance a vite fait de dépasser les moments difficiles pour reprendre sa course vers un nouveau sacre. Les derniers succès remportés à Zarzis et à Kairouan ont coïncidé avec la mauvaise passe du dauphin clubiste ont mis l’Espérance sur la voie royale.
Bien sûr, on ne peut être sacré champion sans posséder des atouts certains. A commencer par cette force de frappe qu’est l’attaque qui a marqué jusque-là pas moins de 53 buts en 23 matches. Eneramo a scoré à lui seul treize buts malgré quelques absences ou passages à vide. Le reste des joueurs ont marqué quarante buts avec à leur tête les Darragi et Msakni. Deux éléments clé dans le jeu sang et or et surtout dans la construction. Cette saison a vu aussi l’éclosion du jeune gardien Naouara et l’apparition des Ben Youssef, Ayari, la confirmation de Chammam, le seul élément qui a joué tous les matches de son équipe. Un vrai symbole de sérieux et d’assiduité. Il y a eu aussi l’apport des nouvelles recrues Roger et Ben Amor et des anciens Derbali, Bouazzi, Bessala, Mejri et Souissi.
Enfin, on ne peut omettre le rôle joué par le staff dirigeant et médical ou celui du public qui a poussé en plusieurs occasions ses favoris vers la victoire, même en déplacement. En somme, l’Espérance, malgré un passage à vide en cours de route a su aller au bout de ses intentions et prouver encore une fois qu’elle ne vit que par les titres et pour les titres. Et bien sûr, la fête a commencé hier pour tous les Espérantistes de la République et se poursuivra quelques temps encore.

Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com