Ligue de champions : Lyon n’a pas fait le poids devant le Bayern





Corrigé (0-3), le club rhodanien ne rejoindra pas Reims, Saint-Etienne, Marseille et Monaco dans le cercle fermé des équipes françaises à avoir atteint la finale.
La marche était trop haute à gravir pour une formation novice à ce niveau de l’épreuve. Comme à l’aller, les joueurs de Claude Puel se sont montrés incapables de se hisser à la hauteur de l’événement. Déficit d’expérience ou réelle infériorité dans le rapport de forces ? Il y a eu un peu des deux dans le triplé inscrit par Olic et l’expulsion de Cris à l’heure de jeu. Battu pour la première fois de la saison sur ses terres en Coupe d’Europe, l’OL laisse le soin au Bayern de retrouver la finale après neuf ans d’attente.
Sa volonté d’aller de l’avant, incarnée par le remplacement de Cissokho par Gomis (46e), a été écornée à l’heure de jeu par l’expulsion sévère de Cris pour un geste d’humeur...
Pas une copie conforme, mais presque. La promesse d’une équipe qui saurait allier audace et solidité n’a pas été tenue. Poussés par un Gerland chaud comme la braise, les joueurs de Claude Puel n’ont pas su trouver les armes techniques et physiques pour se mettre dans le bon sens de la marche. Une seule occasion digne de ce nom à se mettre sous la dent en première période (31e), des approximations à la pelle et encore de trop nombreux ballons perdus au milieu... Malgré une réelle volonté de jouer plus haut, Lyon a étalé les mêmes lacunes qu’à l’aller et mesuré tout ce qui le sépare encore d’une première finale européenne. La sanction est tombée juste avant la demi-heure de jeu lorsqu’Olic, dos au but, a mystifié Cissokho pour éteindre définitivement les espoirs lyonnais (26e).
Les avertissements lancés par Müller en début de match (3e, 10e) n’ont pas suffi. Dans l’obligation de marquer trois buts pour se qualifier, Lyon a eu le mérite de ne pas baisser immédiatement les bras. Sa volonté d’aller de l’avant, incarnée par le remplacement de Cissokho par Gomis (46e), a été écornée à l’heure de jeu par l’expulsion sévère de Cris pour un geste d’humeur à l’encontre de M. Busacca (60e). Déjà friable défensivement à onze contre onze (53e, 57e), les Lyonnais ont logiquement craqué sur deux nouvelles actions de classe d’Ivica Olic (67e, 76e). Le retour aux affaires domestiques s’annonce difficile. Cela n’enlève rien au parcours formidable réalisé. Ils auraient simplement aimé le voir se prolonger jusqu’au 22 mai...


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com