Faute de travail, ils volent…





Deux jeunes hommes ont comparu devant le tribunal de première instance de Tunis. Inculpés de vol qualifié et de complicité de vol. A l’audience, les accusés ont avoué les faits et demandé la clémence de la cour.
Les deux jeunes hommes, originaires de Kairouan, sont venus à la capitale pour chercher du travail. Ils ont trouvé refuge chez un oncle qui résidait à la capitale. Les mois passaient, et les deux hôtes ne sont toujours pas parvenus à dénicher un emploi. Aucun d’entre eux n’a trouvé du travail et n’a pu envoyer de l’argent à sa famille. Frustré, l’un des accusés en ballade à la Marsa, est passé devant une maison dont la fenêtre, qui était ouverte, donnait sur la rue. Il s’est alors décidé à y pénétrer et voir ce qu’il pouvait emporter. A sa surprise, les propriétaires étaient présents. Cela ne l’a pas découragé. Il s’est enfui emportant avec lui un ordinateur portable. La victime ne s’est rendu compte du cambriolage que lorsque le voleur a franchi la fenêtre.
De retour chez lui, l’accusé a mis son complice au courant, et tous deux ont décidé de revendre l’ordinateur dans un souk public. Mais qu’il était encore tôt et que cela pouvait éveiller les soupçons.
Quelques jours plus tard, le cambrioleur a récidivé. En effet, il s’est rendu à Mutuelleville où il a pénétré une maison. Cette fois-ci, les propriétaires étant absents, l’accusé a pris son temps. Il a fouillé toutes les chambres. Finalement, il est ressorti avec un ordinateur portable et 10 mille dollars.
Par manque de chance, en sortant des lieux du crime, il est tombé sur un agent de police qui lui a demandé son identité. Surpris, l’accusé a pris la fuite. Le policier a donné son signalement et un avis de recherche a été lancé.
Suite aux événements, le voleur et son complice ont décidé de se débarrasser des objets volés. Ils ont trouvé un moyen d’échanger les dollars en dinars tunisien dont ils ont envoyé 150 dinars à leurs familles. Ensuite, ils se sont rendus à un souk à Tunis où ils ont vendu un des ordinateurs volés à 180 dinars. Etant sous le coup d’un avis de recherche, les accusés ont été signalés aux auxiliaires de la justice qui les ont arrêtés alors qu’ils essayaient de revendre le deuxième ordinateur.
Conduits au poste, les accusés ont avoué les faits. Ils ont été accusés respectivement de vol qualifié et de complicité de vol. L’affaire a été mise en délibéré.


Anas




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com