Cartables lourds : Ces enfants qui ploient comme des roseaux…





Le cartable des enfants est une lourde charge à porter… Leur dos peut en pâtir. Au fil des années, lombalgies et douleurs chroniques les guettent…
C’est presque la fin de l’année. Le troisième trimestre est le plus «lourd» et ce dernier parcours demeure le plus dur. Les élèves sont contraints de faire face au stress des examens. Ils sont à bout de force, aussi bien intellectuellement que physiquement. Et en parlant de «poids», on ne peut pas évoquer le sujet sans parler du sacro-saint cartable, franchement toujours lourd à porter ! En début d’année, on a entamé une réflexion sur le sujet. On y revient aujourd’hui pour voir s’il y a une prise de conscience du problème… Parce que même si les médias en parlent et que les médecins tirent la sonnette d’alarme quant à la prévention des lombalgies dès le plus jeune âge, les mesures réelles pour remédier à ce problème n’en sont qu’à leur phase de… balbutiement. Donc la question se repose encore : à quand les bonnes habitudes pour préserver le dos de nos petits ?


Les causes du mal
Contrairement à ce que l’on voit dans les séries américains, chez nous, les casiers personnels pouvant accueillir les livres des jeunes écoliers qu’on dépose et récupère après chaque cours, affichent totalement absents ! Et même si c’était le cas, à la maison l’élève est redevable d’avoir tous ses livres et cahiers pour faire ses devoirs et réviser ses cours. Pourtant, il serait très utile d’envisager la possibilité de ne porter que les dernières feuilles de cours dans des intercalaires pour la journée d’étude. Cela sera tellement plus léger à porter ! A quoi servent les cahiers de 300 pages et plus, si ce n’est qu’à alourdir le poids des cartables ? Livres et manuels sont trop nombreux et trop lourds ; il serait aussi possible de les diviser au nombre des grands chapitres ou du moins en trois tomes selon le nombre des trimestres.
En effet, l’idéal serait que les écoles participent à l’effort et que la commission pédagogique y songe ! Que coûtera une telle réflexion à comparer par rapport au coût qu’on déversera pour traiter les problèmes de dos de nos enfants ou de ce que coûteront les taux d’absentéisme et de congé de maladie des fonctionnaires, qui à cause de leurs problèmes de dos latents et venant tout droit de leur âge d’écoliers, seront obligés d’interrompre leur fonction ?
Plusieurs parents en sont conscients. Mais ils ne peuvent pas, à eux seuls, changer grand-chose ! Ils disent tous qu’ils sont incapables d’alléger le poids lourd du cartable dans la mesure où chaque enseignant (e) exige, (selon ses desiderata) ce que doit contenir le cartable. Selon les dires des parents, aucun enseignant ne prend en considération que l’élève a d’autres matières et d’autres enseignants qui exigent à leurs tours d’autres fournitures.
Les enfants, de leur côté, disent que leur cartable est carrément un très lourd fardeau à porter. Plusieurs sont ceux qui, non seulement se plaignent de la lourdeur du cartable, mais aussi de l’inconfort des chaises et des bancs d’école qui les accueillent pendant plus de 7000 heures durant une saison scolaire. En effet, l’ergonomie des classes et l’inadéquation des bancs scolaires et des sièges ne font qu’aggraver encore plus les risques du problème de dos de nos enfants.


Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com