E.N. Juniors : Le temps des interrogations





L’EN Juniors n’est pas parvenue à assurer sa qualification au second tour des éliminatoires qualificatives à la CAN 2011, après s’être inclinée à domicile face au Sénégal.
Pourtant, les Aiglons de Carthage avaient fait un pas important vers la qualification en ramenant un nul de Dakar par 0-0. A la suite de cette parité et du rendement de ses joueurs, le sélectionneur national, Ali Boumnijel, déclarait : «Les progrès réalisés ont fait que cette équipe a désormais une âme. Le groupe est en train de se créer. Nous sommes partis d’une liste élargie pour instaurer une concurrence. Maintenant, nous sommes en phase de stabilisation.»
Tout allait donc dans le bon sens et le match de Tunis était censé confirmé ce renouveau au niveau de cette sélection, d’autant plus qu’elle était prise en main par un technicien aux hautes qualités morales, Ali Boumnijel, qui a fait ses preuves sur le terrain par son sens pointu du professionnalisme.
Or, ce groupe se voit couper l’herbe sous les pieds pour trois fois rien. Une erreur défensive et une indigence offensive risquent de ce fait de tout remettre en cause. La sélection tunisienne aurait pu aller plus loin si elle était parvenue à concrétiser les nombreuses occasions qu’elle s’est créée à Dakar et à Tunis. Et, comme celui qui rate paye souvent la note cash, cette vérité s’est appliquée à la Tunisie qui encaissa un but qui ressemble à un coup de poignard dans le dos.
En 180 minutes, les Aiglons ont été incapables de marquer le moindre but. Dépité, Ali Boumnijel avoue : «Ma déception est très grande dans la mesure où nous avions la possibilité de passer ce tour. C’est vraiment dommage pour ce groupe qui a de la personnalité. La réussite lui a tourné le dos.»
Les choses étant ce qu’elles sont, il ne faut surtout pas tomber dans les erreurs du passé. Il ne faut pas jeter aux oubliettes toute une génération qui renferme de la qualité. La stratégie de la nomination d’un sélectionneur pour un objectif précis, n’est pas toujours la bonne. Un technicien comme Ali Boumnijel s’est investi cœur et âme dans sa mission afin de la réussir. En huit mois de travail, le groupe a énormément progressé. Pourtant, si l’on considère que les rassemblements ne sont pas fréquents en raison des obligations scolaires des joueurs, cette avancée n’était guère évidente.
Par conséquent, ne jouons pas aux iconoclastes et accordons à ce groupe le bénéfice du doute.


A.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com