Portrait : François Truffaut : Une vie de cinéma





Bref retour sur François Truffaut, ce cinéaste d’exception qui représente à lui seul un courant majeur du 7e art pas seulement français mais mondial.
Bien avant l’arrivée de l’outil incontournable du cinéphile qu’est le DVD, l’on avait droit à la VHS. Et lorsqu’on visionnait un quelconque film français distribué par Gaumont Pathé, on avait droit à une tirade. C’était Claude Berri citant François Truffaut : «Un film se découvre d’abord en salle, mais en tant que cinéphile, la vidéo est devenue un élément incontournable».
La devise de Truffaut est «Le cinéma c’est la vie, la vie c’est le cinéma». Une vie qu’il a écrite comme un roman, mais c’est sur grand écran qu’il l’a livrée toute entière.
En effet, avant de se réfugier dans la littérature et la cinéphilie, il a flirté avec la délinquance, fréquenté des maisons de correction, déserté l’armée et fait de la prison pour cela.
Autodidacte et rebelle à toute autorité, parrainé par André Bazin, il fera ses armes aux «Cahiers du cinéma». Pour information, il a connu le célèbre critique André Bazin lorsqu’ adolescent, il se battait pour faire exister un ciné club.
Dans un article intitulé «Une certaine tendance du cinéma français», Truffaut fustige certains scénaristes et cinéastes comme Yves Allégret et Pierre Bost qu’il juge trop classiques.
En vérité, sans qu’il le sache lui-même, il prépare le terrain à une révolution à venir, à savoir «La nouvelle vague». Mouvement cinématographique dont il donnera le coup d’envoi en 1959 avec son premier film «Les 400 coups».
Le 7e art pour demeure
De nombreux pères spirituels comme André Bazin, Alfred Hitchcock, Pier Paolo Pasolini.
De nombreuses femmes comme Jeanne Moreau, Françoise Dorléac, Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, Fanny Ardent.
De nombreux chefs d’œuvres comme «Les 400 coups» qui remporte le prix de la réalisation au Festival de Cannes, «Jules et Jim» et «Le dernier Metro» qui a remporté 10 césars.
Dès son premier film qui, selon ses propres dire, avait dû être «Jules et Jim» et non «Les 400 coups», Truffaut avait atteint son but : à savoir, associer la vision d’un auteur et le goût du public.


WALEY EDDINE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com