Billet : Nos cinéastes à l’ombre de Cannes





L’Afrique est de retour au Festival de Cannes. L’Algérie aussi avec son «Hors la loi» signé par le cinéaste Rachid Bouchareb. Et la Tunisie dans ce monde fait de glamour, de paillettes et évidemment de savoir-faire artistique ? Elle est présente-absente. Présente au marché du film, dans un pavillon organisé par la chambre syndicale nationale des producteurs de films sous la tutelle du ministère de la Culture et de la sauvegarde du patrimoine ; pavillon où il y aura entre autres la projection de cinq récentes productions cinématographiques : «Les secrets» de Raja Laâmari, «Vivre ici» de Mohamed Zran, «Le dernier décembre» de Moez Kammoun, «Vive le cinéma» Mokhtar Lajimi et «Les blessures des palmiers» de Abdellatif Ben Ammar.
Au-delà de cet espace tunisien à Cannes, notre cinéma reste absent de toutes les sections. Certes, figurer sur l’une des sélections exige que l’œuvre réponde à certaines «exigences» idéologiques, politiques et «préférences cinématographiques». Mais, c’est toujours la qualité artistique qui prime. Et nos cinéastes ? Ont-ils saisi la leçon cannoise ? Pourquoi, en cherchant à plaire à tout le monde, continuent-ils à présenter des films déracinés, rejetés, au fil des années, par les comités de sélection de ce grand festival ? N’est-il pas temps de poser les véritables questions, au lieu de se perdre dans les détails ? L’universalité n’est-elle pas une localité sans murs ? A réfléchir !


Imen. A




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com