Symposium du RCD : Quelles perspectives pour le partenariat euro-méditerranéen ?





La deuxième journée du Symposium du RCD qui a eu lieu avant-hier dans un hôtel de la banlieue-Nord avait pour thème central: “Pour un espace euro-méditerranéen partie prenante des équilibres mondiaux au XXIème siècle”. Ce thème a été au centre de l’allocution de M. Edward Fenech Adami, Premier ministre de la République de Malte et M. Habib Ben Yahia, membre du Bureau politique du RCD et ministre tunisien des Affaires étrangères. M. Edward Fenech Adami : “La Méditerranée n’est pas une barrière entre les deux rives” La communication de M. Edward Fenech Adami a porté sur “la politique du bon voisinage” telle qu’elle devrait être envisagée par l’Union Européenne. Selon lui, cette politique ne doit pas consacrer l’idée d’une Europe forteresse mais devrait plutôt s’inscrire dans une vision de bonne gouvernance universelle. Un partenariat équitable Aussi, ladite politique de bon voisinage concerne nécessairement l’espace euro-méditerranéen et elle est même ouvrable à l’Afrique, selon le Premier ministre maltais. Il a, à cet effet, indiqué que l’on peut envisager des “réseaux d’organisation et d’échanges dans tous les domaines”. De même que les rapports entre les divers partenaires ne devraient pas être “hiérarchisés” et devraient inclure, selon M. Adami, les diverses composantes de la société civile et les organisations non gouvernementales. “Il ne s’agit pas là d’une utopie”, dit-il, “tant la révolution des communications et la facilité d’accès au savoir incitent à promouvoir ce genre de rapports”. Trois axes Aussi, M. Adami préconise-t-il pour la politique de bon voisinage de concentrer les efforts sur trois axes essentiels. Le premier axe est celui de la culture. M. Adami a, à cet effet, évoqué la constitution de la fondation culturelle méditerranéenne dont la première réunion aura lieu à Malte en décembre prochain. Il a indiqué que ce sera là une opportunité importante pour la promotion du dialogue culturel. Il a également fait part des efforts consacrés à la promotion des rencontres de la jeunesse méditerranéenne. Le Premier ministre maltais a cependant observé que les Européens agissent d’une manière collective et coordonnée alors que les pays méditerranéens œuvrent d’une manière séparée. Tout en louant l’importance des échanges culturelles dans la politique du bon voisinage, M. Adami a également noté que cet échange peut-être lucratif. Il a par ailleurs, insisté sur le caractère polycentrique de cet échange culturel qui devrait inclure “sur un même pied d’égalité la composante religieuse et culturelle musulmane et les diverses composantes euro-méditerranéennes”. Quant à l’axe politique, M. Adami a évoqué le projet d’une “Assemblée euro-méditerranéenne”. Il a également mis en valeur la rencontre envisagée prochainement, celle des femmes parlementaires. Ceci sans négliger les situations de crise qui secouent certaines contrées de la Méditerranée comme le Proche-Orient. Il a, à cet effet, souligné l’importance de la médiation de certains acteurs méditerranéens dont entre autres, Malte, pour trouver des solutions à ces crises. Le troisième axe de “la politique de bon voisinage”, est économique. A cet effet, le Premier ministre maltais a mis en exergue les accords entre l’Europe et les pays méditerranéens non européens pour la promotion des investissements en vue de faire face aux aspects néfastes de la mondialisation. M. Adami a, enfin, soutenu que les pays méditerranéens non-européens doivent être développés pour pouvoir relever les défis communs auxquels les deux rives sont confrontés. Car, dit-il, la Méditerranée est un facteur commun et non une barrière entre les deux rives”. A.H.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com