Droits de l’Homme : Le bout du tunnel pour la LTDH ?





Le 21 mai prochain, qui marque le 33e anniversaire de la LTDH, sera-t-il l’occasion de dépasser la crise qui perdure depuis le 24 avril entre le Comité directeur et les plaignants ?
Dans la crise par laquelle la Ligue tunisienne de défense des Droits de l’Homme (LTDH) est en train de passer, il y a trois protagonistes : D’un coté, les membres de la commission issue du Comité directeur chargée du dialogue. De l’autre, les plaignants représentés par Me Chedly Ben Younès, président de la section ‘‘fusionnée’’ de Montfleury. Et puis, les membres de ce que l’on connaît sous le nom ‘‘Initiative des 108’’ et qui sont réputés pour être des modérés particulièrement sensibles au dialogue et au consensus ; des militants de la LTDH qui parlent du même ton conciliateur depuis juillet 2006. Pour ces derniers, il n’y aura certainement pas de freinage du processus qui mettrait fin à la crise. Au contraire !
L’origine de la crise
Le débat a été rompu le 24 avril 2010 alors qu’un désaccord avait éclaté entre, d’un côté, les membres de la Commission issue du Comité directeur (chargée du dialogue) et les plaignants réunis autour de Me Chedly Ben Younès, d’un autre côté. L’interruption du dialogue semblait ainsi installée pour longtemps alors que l’on se remémore des scénarios des innombrables crises par lesquelles la LTDH était passée depuis sa création en 1976 (qui fait d’elle la doyenne des ligues des droits de l’Homme en Afrique et dans le monde arabe).
Pour dégeler la situation, les membres du Comité directeur ont tenu le 12 mai une réunion consacrée en principe à la préparation du programme de célébration du 33e anniversaire de la LTDH (21 mai prochain) mais où ils ont débattu de la possibilité de renouveler certains membres des bureaux formés suite aux ‘‘congrès des sept sections’’ tenus à l’écart du Comité directeur, si l’on peut dire, après la fusion-dissolution des sections qui a mené directement à la crise actuelle.
Maintenant, nous avons devant nous deux attitudes plausibles : Celle des membres du Comité directeur qui semblent s’affirmer en faveur de toute initiative qui mènerait vers la réouverture du dialogue et la fin de la crise. Et celle des plaignants représentant les sections fusionnées qui seraient au moins partants pour rencontrer les membres du Comité à une date proche du 21 mai.
Congrès de consensus ?
Il reste un autre acteur qui veut aller encore plus loin que la simple rencontre de bonnes intentions et ‘‘frapper un grand coup’’ qui remettrait les choses sur les rails de manière durable. Il s’agit des membres ‘‘Initiative des 108’’ qui caressent publiquement l’espoir d’éliminer les causes de cette crise en vue de créer l’environnement propice à la proposition de tenue d’un Congrès national de consensus ! Leur rencontre avec Me Chedly Ben Younès est un pas important dans ce sens.
La date de l’anniversaire (le 21 mai) semble donc toute indiquée pour mettre fin à la crise et de nombreux indicateurs montrent d’ailleurs que la situation est en train de trouver sa voie vers une issue et que le processus de réconciliation a de beaux jours devant lui :
--L’entrée en scène de la figure conciliatrice de Me Abdelwahab Béhi, qui était jusqu’à présent occupé à présider l’Observatoire national des élections municipales
--La rencontre des plaignants avec un homme d’écoute, de débat et de conciliation ; M. Moncer Rouissi, le président de la Haute Commission des Droits de l’Homme.


Manoubi AKROUT




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com