Symposium du RCD/M. Habib Ben Yahia : «L’espace euro-méditerranéen est capable de relever les défis»





M. Habib Ben Yahia a tout d’abord indiqué que le thème débattu au symposium du RCD advient à la veille du sommet 5+5 qui aura lieu à Tunis au début du mois de décembre prochain, mettant ainsi au grand jour le rôle de la Tunisie en tant que trait d’union entre les deux rives méditerranéennes. Creuset de civilisations M. Ben Yahia a ensuite rappelé l’importance de l’espace euro-méditerranéen en tant que creuset de cohabitation et de civilisations humaines et ce, en dépit de certaines périodes de tension, de luttes et de malentendus entre ses diverses composantes. Toutefois, la Méditerranée a, selon M. Ben Yahia, conservé l’essence de sa richesse et de sa diversité qui constituent la plate-forme d’une coopération fructueuse. Cette coopération tient compte, selon lui, aussi bien des intérêts que des défis communs auxquels est confrontée la région tels que «le développement durable, le terrorisme, le crime organisé, l’immigration et la circulation des individus ...». Ces défis «nous incitent», ajoute M. Ben Yahia, à approfondir notre vision pour qu’elle soit à même de répondre aux aspirations de nos peuples». Aussi, «nous sommes interpellés à promouvoir davantage le partenariat pour être au diapason de la mondialisation et agir positivement auprès des divers regroupement régionaux». Une telle ambition nécessite, selon M. Ben Yahia, une intensification du dialogue politique pour qu’il soit élevé à un niveau stratégique et une précision au niveau la perception de la région méditerranéenne. Cet espace n’est pas, en effet, celui des luttes et des conflits armés, mais celui de la cohabitation et du dialogue politique entre les divers partenaires. Réduire les écarts L’Europe devrait, selon M. Ben Yahia, être plus sensible aux besoins vitaux des pays méditerranéens en vue d’élaborer une approche globale et solidaire de l’action de développement. «Cette approche», dit-il, est la plus à même de réduire les écarts entre l’Europe et les pays méditerranéens, de promouvoir l’emploi, de lutter contre l’immigration clandestine ... «Il convient ainsi», ajoute M. Ben Yahia, de permettre le libre-accès aux connaissances technologiques pour les pays du Sud de la Méditerranée. M. Ben Yahia a, en outre, souligné l’importance d’une union maghrébine, réellement unie, dans la promotion du partenariat euro-méditerranéen. Il a également loué le projet de la Banque Euro-méditerranéenne et son futur rôle dans la promotion des investissements et la mobilité des capitaux, proposant- par la même - de multiplier les rencontres entre les hommes d’affaires méditerranéens pour impulser davantage la coopération et l’investissement. Ces objectifs nécessitent, selon M. Ben Yahia, la poursuite de la politique des réformes structurelles. Il a, en outre, proposé la constitution d’une zone de libre-échange arabo-méditerranéenne de dix partenaires (4+6). M. Ben Yahia a également souligné l’importance de la proposition du Président Zine El Abidine Ben Ali consistant à élaborer «un pacte euro-méditerranéen fixant les droits et les devoirs des différents partenaires». Par ailleurs, M. Ben Yahia a appelé à consolider le climat de dialogue et de tolérance pour entretenir la cohabitation entre les religions, exhortant ainsi à cultiver une didactique de tolérance pour que la religion musulmane ne soit pas dénigrée comme ce fut le cas après le 11 septembre. Il a également rappelé que l’espace euro-méditerranéen compte 700 millions d’habitants et se réserve 25% du commerce mondial et 30% des activités touristiques. «De tels chiffres», indique M. Ben Yahia, sont significatifs sur le potentiel de cet espace pour pouvoir relever les défis». Abdelmajid HAOUACHI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com