Coupe de Tunisie (Finale) : L’Espérance, au finish





La finale de la Coupe de Tunisie n’aura valu que par son suspense, le niveau du jeu étant souvent modeste. N’empêche, les Sang et or ont amplement mérité leur sacre aux dépens de la Saydia.
Lyes Karamosly a finalement rendu la monnaie de sa pièce à Taoufik Mahjoub. En effet, l’attaquant réceptionneur espérantiste, se maîtrisant à merveille, est resté le seul joueur de son équipe à oser des services-attaque même dans les moments chauds. Et c’est ainsi qu’il mit à mal le jeu saydien notamment dans les fins des deuxième et cinquième sets. L’EST contre-attaquait facilement donc, se permettant même de marquer sur des premières balles et de voler ainsi, irrésistiblement vers la victoire. Une victoire dans la douleur mais méritée.
C’est que l’Espérance a réussi à pallier quasiment toutes les lacunes des finales du championnat : Kerkeni, l’entraîneur, s’est surtout occupé de son équipe plutôt que des arbitres et Khaled Belaîd a assumé son rôle de capitaine à merveille en imposant la discipline et ne cessant d’encourager ses coéquipiers. Seul Kaâbi est retombé dans la provocation inutile. En face, la Saydia était comme d’habitude sereine et évoluait crescendo. Malheureusement, les deux protagonistes ne nous ont pas gratifiés d’un spectacle digne de leur statut. On s’est même ennuyé parfois. Les fautes directes se succédaient, les services étaient trop faciles, et le jeu offensif prévisible et stéréotypé.
Heureusement pour l’Espérance, Hakmi a finalement réussi quelques passes correctes dans les moments cruciaux permettant à Kaâbi de conclure. La Saydia n’a pas à rougir de sa défaite. Ses joueurs de base ont eu leur coup de barre au mauvais moment. Mahjoub a perdu son calme en fin de match, et Fehri et Guidara ont mal négocié respectivement quelques réceptions et quelques passes au tie-break.
Enfin, s’il nous faut choisir l’homme de la finale, ce serait sans conteste, le libéro sang et or Hamzaoui qui a tout simplement revalorisé ce poste si marginalisé. Hamzaoui a brillé en défense, clé de victoire de son équipe, et a été le play-maker des contre-attaques décisives, éclipsant totalement Hakmi.
Il n’y avait pas photo
Chez les Dames, les Carthaginoises ont été sans pitié pour les jeunes du TUC. Un autre titre donc pour les Banlieusardes et pour leurs sympathiques dirigeants qui ont tellement misé sur la section féminine.


Mondher JEBENIANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com