K.F. (Groupe Leaders clubistes) : Bientôt un plan commun «anti-flammes»





Il est l’un des fondateurs de ce groupe qui vit le jour en 2003, et il insiste sur le fait que le rôle joué par ces supporters particuliers est très important …
Comment définir votre groupe?
Leaders clubistes a été fondé en 2003 pour un groupe d’ultras qui sont partis des principes des supporters ultras, justement. Ces principes prônent une certaine indépendance, mais il s’agit d’un rassemblement d’amis pour préparer les supporters à encourager l’équipe selon certaines règles et quelles que soient les circonstances du match. Les membres sont évidemment des supporters clubistes qui respectent nos principes.
Quelles sont les normes des choix des chants et des slogans sur les gradins?
Le choix est simple puisque nous nous réunissons et chacun propose des textes ou des slogans et une sélection des meilleures propositions se fait en groupe.
Une banque de textes existe et on y préserve les meilleurs textes. D’autre part, nous faisons tout pour assainir ces textes et éviter les gros mots. Les deux premiers albums (Faites gaffe et Alerte) ont nécessité le recours à une seconde version pour nous débarrasser des expressions malsaines, et le troisième album (Confessions d’un ultra) est d’un meilleur niveau.
Sur les gradins, le public est totalement différent de celui du théâtre et les chants doivent contenir des expressions de fierté, d’amour pour le club et même un petit «clin d’œil» envers les supporters adverses, sans dépasser certaines limites.
Quel est votre point de vue sur le phénomène de jet de fumigènes?
En l’absence d’un meilleur encadrement de la part du club et du comité des supporters, nous rencontrons des difficultés pour encadrer au mieux ces jeunes qui s’adonnent à ce jeu dangereux. Les groupes n’achètent jamais des fumigènes et ne facilitent pas leur entrée dans les stades. Au contraire, nous avons souvent appelé, depuis le match contre «Haras Al Houdoud», à ne plus faire usage des «flammes» car c’est devenu un danger réel pour tout le monde. C’est désormais, un acte qui conduit aux arrestations et même à l’emprisonnement. Nous avons essayé d’intervenir, d’engager des avocats pour défendre ces jeunes qui n’en sont pas conscients. On en a marre et ils doivent réaliser qu’il se font du mal et en font aux autres. Nous préférons nous occuper des tifosi, des drapeaux, des étendars et des chants, que de phénomènes qui mènent droit à la … prison !
Comment comptez-vous contribuer à lutter contre ce fléau ?
Actuellement, nous travaillons avec des groupes d’autres clubs : les supras (EST), les fighters (CSS) et les Bardo Boys (S.T.) pour élaborer un plan commun anti-violence. Nous allons proposer des solutions et montrer nos réelles intentions et nous espérons récolter de bons résultats en collaboration avec toutes les parties concernées.


Propos recueillis par : Kamel ZAÏEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com