Chute de l’euro : Les voitures «populaires» moins chères ?





Alors que l’euro, devise de paiement des voitures populaires importées, vient de subir une baisse franche de sa valeur, ces véhicules vont-ils être moins chers ?
Début février, la situation financière des États du sud de l’UE suscite de nombreuses inquiétudes au sein des institutions monétaires. Avec un déficit budgétaire de plus de 13 % du PIB, la Grèce constitue la faiblesse majeure de la zone euro. A cela, s’ajoutent les déficits abyssaux de l’Espagne et du Portugal.
Sur l’ensemble de la semaine, l’euro passe de 1,3966 à 1,3691 dollar US, soit une baisse de 1,97%. La chute se poursuit et, le 12 février, l’euro est à 1,3568 dollar US !
La crise continue à «mariner» jusqu’à ce que, le 12 mai, le scandale éclate : les pays de la zone euro auraient fait «tourner la planche à billets» pour renflouer les caisses des banques prises en faute d’«assainissement» d’actifs douteux, en leur empruntant de l’argent ! Le 13 mai, l’euro en est à 1,2525 dollar US !
Le 15 mai, pour calmer les esprits, c’est Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne qui monte au créneau, assurant que l’euro n’est pas menacé par l’instabilité et la spéculation.
Des voitures aux prix homologués !
Malgré tout ce que dit M. Trichet, la chute actuelle de l’euro face au dollar US semble s’être durablement installée ! Les événements se sont ainsi rapidement succédé pour signifier l’apparition d’une véritable crise pour l’euro, la monnaie dans laquelle se font nos achats en Europe. C’est particulièrement le cas pour ces petites voitures «populaires» dont rêvent tous nos concitoyens qui peuvent, depuis des années, s’en offrir une par des crédits «étudiés» grâce à une décision présidentielle dans ce sens.
Pourtant, il est apparu au cours des années passées que les prix de ces voitures (proposées en dinars chez les concessionnaires locaux) devenaient de plus en plus élevés à cause de la santé insolente de l’euro. Le pouvoir d’achat des Tunisiens étant ce qu’il est, le fardeau s’alourdissait à vue d’œil… Mais voilà que l’euro plonge et les espoirs de prix revus à la baisse naissent ! Selon quelle logique ? C’est simple, quand l’euro monte, les voitures deviennent plus chères… alors, quand il baisse, ne devraient-elles pas devenir moins chères ?
Pour avoir le fin mot de l’histoire, nous avons interrogé M. Walid Loukil, DG de Medcom et numéro deux de Citroën Tunisie. M. Loukil va tout de suite au fond du sujet en nous rappelant que les prix des voitures populaires sont homologués ; c’est-à-dire qu’ils sont établis par l’autorité de l’Administration publique. Et que l’euro monte ou descende, cela n’a définitivement aucune influence sur le marché local.
Pourtant, notre interlocuteur tient à souligner que «Ce n’est pas seulement nous qui serions enchantés de pouvoir vendre des voitures moins chères à nos concitoyens mais ce sont même les constructeurs qui seraient partants s’il y avait une baisse vraiment importante».


Manoubi AKROUT




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com