L’E.O.G.K. en Nationale A : Les convictions de Abdessattar Elloumi





Toute réussite, quelles que soient sa nature et sa portée, est le fruit de la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes, dont le volet technique. Approche diaphane sur ce plan, avec l’un des artisans de l’accession des Goulettois, Abdessattar Elloumi.
Vous avez atterri à la salle Ben Ammar à un moment délicat de la saison. Qu’est-ce qui vous a motivé et quel était l’objectif assigné ?
l J’ai pris en mains l’équipe exactement le 20/12/2010. Ce qui m’a aiguillonné à assumer une pareille tâche n’a rien d’abscons. S’agissant de mon club géniteur, ça coule tout naturellement de source. Je ne pouvais donc me soustraire à l’appel du devoir. Quant à l’objectif tracé et quêté, il n’avait trait ni plus, ni moins qu’à l’accession et il ne pouvait en être autrement. En outre, c’était une sorte de défi, une situation qui m’a toujours alléché. Les challenges, les défis, j’en raffole, comme c’était le cas avec plusieurs clubs, dont j’ai pris les destinées techniques en cours de route, à l’instar du CA et du SN avec lesquels j’ai réalisé respectivement une finale de championnat et une finale de coupe. Avec le CSC, zéro victoire alors, nous avons assuré le maintien, avec la JSK, il y eut deux coupes à la clé, Coupe de Tunisie et Supercoupe...
Comment avez-vous trouvé l’EOGK ?
l A ma prise en mains de l’équipe, celle-ci était classée 5e sur 6, à 3 journées de la fin de la première phase. Moralement, l’équipe était assez mal en point. Il y avait de la qualité au sein du groupe, mais l’indiscipline, au niveau du jeu, était criante. De plus, le Radésien Mourad Ben Hassine, qui était déjà recruté, se plaignait d’un problème d’intégration.
Qu’avez-vous fait pour y trouver la parade ?
l J’ai privilégié deux centres d’intérêt, à savoir la tenue physique et le travail défensif à partir duquel les principales lacunes apparaissent au grand jour. Une fois un bon chemin a été parcouru à ce double niveau, je me suis tourné vers le compartiment offensif où plusieurs schémas ont été éprouvés et fignolés. Et ce à quoi j’aspirais a été, Dieu merci, atteint, j’entends la totale adhésion du groupe, jeunes et moins jeunes, ces derniers ayant bien rempli leur rôle de locomotive. C’est ainsi que le volume global du travail a augmenté en intensité, si bien que le nombre de séances d’entraînements est passé de 4 à 7 par semaine, le tout sur fond d’assiduité sans faille des joueurs. Ce qui m’a permis de jouer sur la concurrence et l’esprit d’émulation que j’ai pris un soin particulier d’entretenir.
Comment cela s’est-il cristallisé sur le parquet ?
Le résultat ne s’est pas fait attendre. Il nous fallait commencer par gagner nos trois premiers matches pour accéder au play off, au détriment du CAK, du TAC et de l’ASCB. Nous l’avons fait avec la manière en sus, à savoir des écarts au score éloquents. Par ricochet, nous avons grimpé au deuxième rang, enchaînant avec deux victoires d’entrée de jeu pour le compte de la deuxième phase. Pour tout dire, nous nous sommes placés dans une dynamique de victoires de bon aloi, ayant eu un impact extrêmement avantageux sur les jeunes, notamment Farouk Bousaleet Walid Flijène. Plus explicitement le bilan chiffré se présente comme suit : 3 victoires en 3 matches lors de la phase initiale, 7 sur 10 au play off (dont 2 défaites face à l’ASCB) et 4 sur 4 au super play off.
Autant attester que l’ASCB a été votre plus farouche antagoniste que vous avez fini par amadouer ?
l Je dirai même plus, la Cimenterie de Bizerte est incontestablement l’équipe la plus forte de la nationale B. Elle mérite tout autant que l’EOGK et le TAC l’accession. Et c’est en dernier ressort, grâce aux enseignements tirés des deux défaites préalables que j’ai pu concocter la stratégie idoine pour surprendre les valeureux Bizertins, promis à un bel avenir.
Objectivement, le groupe dont vous disposez présentement, est-il à même de rivaliser avec les ténors ?
l J’ai entre les mains un groupe jeune, possédant de ce fait, une grande marge de progression. Il va de soi que l’option recrutement est incontournable. Mais, que je sois là ou non la saison prochaine (il est prématuré d’en parler), je conseille que les recrutements ne se fassent pas au détriment des jeunes qui ont besoin d’au moins une année pour parachever leur éclosion. Et pour peu que les étapes ne soient pas brûlées, l’EOGK retrouvera dans quelques années son lustre d’antan. Se hâter lentement, telle est la devise à prôner.
Un dernier mot pour abréger ?
l Je tiens à impliquer toutes les parties prenantes dans la réalisation de ce haut fait, les dirigeants, mon adjoint, le préposé aux statistiques et notre merveilleux public qui nous a suivis et soutenus partout. Une pensée particulière va aussi à l’adresse de notre ancien président et nouveau maire de La Goulette, M. Imed Trabelsi, dont le soutien ininterrompu à tous les niveaux, et la présence effective au cours des entraînements et le jour du match, ont eu les répercussions les plus avantageuses. Et sans nul doute, son rayonnement sur la section se poursuivra, pour le plus grand bien du basket à la Goulette.


Propos recueillis par Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com