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LTDH : M. Moncer Rouissi : « A la croisée des chemins »
Les médiateurs dans la crise de la Ligue Tunisienne des droits de l’homme (LTDH), MM. Moncer Rouissi, président du Comité supérieur des droits de l’homme et Abdelwahab El Bahi, ex-bâtonnier des avocats, ont tenu hier une conférence de presse à l’Agence tunisienne de communication extérieure (ATCE) pour informer les médias et l’opinion publique sur l’avancement de leur mission.
M. Rouissi a souligné que : « des pas importants ont été franchis sur la voie d’un congrès consensuel de la LTDH. La réunion des deux parties au siège de la Ligue était déjà un acquis de taille, obtenu dès le début de cette phase de conciliation. Ensuite, les positions ont commencé à se rapprocher. Il y a eu la déclaration de principes sur l’indépendance de la ligue et la préservation de ses équilibres internes. Enfin, chaque partie a avancé par écrit sa vision pratique de la solution lors de la réunion du 26 mai. Ce qui sépare encore les deux parties n’est pas insurmontable, encore faut-il faire preuve du même sens de responsabilité dont tout le monde a fait preuve dès le début ».
Quant au Bâtonnier El Bahi, il a présenté aux médias les côtés pratiques de leur mission de réconciliation. Il a précisé que : « Les deux parties ont convenu de ne pas tenir compte de la décision de la justice préconisant le retour à l’état des lieux en 2000 concernant les 41 sections de la LTDH. Elles sont tombées d’accord pour entériner les résultats des 24 congrès tenus en 2005 par le comité directeur. Quant aux sept autres congrès tenus par les contestataires de la décision de fusion-dissolution, il y a eu un accord pour réunir leurs adhérents en présence d’un des médiateurs et d’un membre du comité directeur pour ‘légaliser’ le congrès de la structure, recomposée avec l’injection de nouveaux membres pour préserver les équilibres au sein de la ligue. Seulement, un désaccord persiste sur le nombre des membres injectés. Me Ben Younes a proposé au nom des contestataires que ce nombre ne devrait pas dépasser deux. Alors que le comité directeur n’accepte cette limitation à deux que pour Séjoumi, Montfleury et Tataouine et exige de l’étendre à cinq pour les sections de Nabeul, Hammamet, Kasserine, Sbeitla et Le Kef. Un autre différend persiste concernant l’opération de fusion-dissolution. Le comité directeur veut la poursuivre pour les sections de Hammamet et Nabeul, d’une part, et pour Kasserine et Sbeitla, d’autre part. Me Ben Younes propose d’avoir l’avis préalable des adhérents avant cette opération qui ne peut se réaliser à leur insu ».
MM. Rouissi et El Bahi ont exprimé leur disposition à boucler en beauté ce processus de réconciliation si jamais de nouvelles propositions constructives ont été avancées. « Nous sommes à la croisée des chemins. Tout est possible » ont-ils déclaré.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com