Entrée en activité de la Banque Zitouna : Comment se présentent les crédits proposés ?





Zitouna Bank octroie depuis le 28 mai des crédits conformes à la Chariaâ qui interdit le «riba»  (intérêts usuriers) et repose sur la notion du partage du risque avec le client.
La première banque tunisienne agréée pour commercialiser des produits bancaires conformes à la Chariaâ vient d’entamer ses activités. Neuf agences réparties sur les trois grandes villes du pays (Tunis, Sfax et Sousse) sont opérationnelles depuis le vendredi 28 mai. La banque, fondée par le jeune homme d’affaires Mohamed Sakhr El Materi, patron du groupe «Princesse El Materi Holding», et dotée d’un capital initial de 30 millions de dinars, est habilitée à l’exercice de toutes opérations bancaires (réception des dépôts du public quelles qu’en soient la durée et la forme, octroi de financements, opérations de change, gestion des moyens de paiement.. etc ) conformément aux principes de la finance islamique qui interdit le «riba» (les crédits usuriers) et repose sur la notion du partage du risque avec le client.
Contrairement à la banque saoudienne Best Bank, unique établissement qui opère jusqu’à présent dans le secteur de la finance islamique en Tunisie et qui ne développe que des produits respectueux de la Chariaâ destinés aux entreprises, Zitouna Bank couvrira tous les segments du marché. Une large panoplie de solutions financière a été, en effet, dévoilée..
Cinq types de crédits
Loin des appellations spécifiques à la finance islamique, les produits proposés ressemblent à ceux déjà commercialisés par les autres banques.
Cinq types de crédits sont proposés aux particuliers et aux professionnels : Il s’agit de crédits destinés à l’acquisition d’un logement, des biens d’équipement , d’une voiture, de travaux de construction ou d’un crédit personnel, mais destinés à l’achat de biens concrets. Pour le crédit-logement, baptisé «Tamouil Menzel», Zitouna Bank offre un crédit équivalent à 80% du schéma de financement. Le plafond dépend de la capacité de remboursement du client. La durée de remboursement s’étale jusqu’à 20 ans.
En ce qui concerne le crédit auto, appelé «Tamouil sayara», la Banque Zitouna finance jusqu’à 80% du schéma de financement. Le montant du crédit est plafonné à 100.000 dinars et dépend de la capacité de remboursement du client. La durée de remboursement s’étale sur 7 ans.
S’agissant du crédit destiné aux travaux d’aménagement d’un local (Tamouil Tahsinet), la Banque Zitouna finance jusqu’à 80% du coût des travaux. Le montant du crédit est plafonné à 35.000 dinars et dépend de la capacité de remboursement du client. La durée de remboursement peut atteindre 7 ans.
Pour le crédit destiné à l’achat d’équipements, appelé «Tamouil tajhizet», la banque islamique peut financer jusqu’à 100% du schéma de financement en fonction de la capacité de remboursement du client. Le montant du crédit est, cependant, plafonné à 25.000 dinars. La durée de remboursement peut aller jusqu’à 5 ans.
Proches des autres banques
Pour ce qui est du crédit personnel, appelé «Tamouil chakhsi», la Banque Zitouna finance le montant du crédit plafonné à 15.000 dinars et qui dépend de la capacité de remboursement du client sur une durée de 3 ans.
Bien évidemment, la Banque Zitouna offre aussi des solutions de financement aux entreprises ( achat de matériaux, d’équipements, de matières premières.. etc ) validées par le comité Chariaâ.
Pour tous les types de financement, la marge de la banque est fixée à l’avance avec taux fixe sur toute la durée de remboursement, ce qui évité toute incertitude pour le client. La simulation des coûts des crédits sur le site Web de Zitouna banque fait ressortir que le coût final, appelé dans le cas de Zitoua Bank marge de profit, est presque similaire à ceux proposés par les autres banques conventionnelles. Seule différence peut être: le client ne touche pas de l’argent directement, même s’il s’agit d’un crédit à la consommation d’un montant modeste. C’est que la banque qui ne finance que l’acquisition de biens mobiliers, immobiliers, véhicules ou matériel agricole, industriel et autres biens en achetant le bien souhaité par son client avant de le lui revendre au prix de revient, majoré d’une marge bénéficiaire connue et convenue entre la banque et le client selon les techniques islamiques comme l’Ijara (leasing, location-vente) et la Mourabaha.


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com