Raid meurtrier contre la flottille d’aide pour Gaza : Israël sous pressions pour une enquête internationale





Les appels internationaux en faveur d’une commission d’enquête indépendante comptant des observateurs étrangers se sont multipliés ces derniers jours après le raid meurtrier israélien contre la flottille d’aide pour Gaza.
Le Quotidien-Agences
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a contacté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour évoquer la mise en place d’une commission d’enquête sur le raid meurtrier israélien contre une flottille d’aide pour Gaza incluant des représentants des Etats-Unis, de Turquie et d’Israël
La France et la Grande-Bretagne ont insisté dimanche sur la nécessité d’une enquête «internationale», par la voix des ministres des Affaires étrangères des deux pays, Bernard Kouchner et William Hague, qui se sont entretenus dans la soirée à Paris. Bernard Kouchner a aussi proposé que l’UE assure le contrôle des navires de marchandises voulant se rendre à Gaza et qu’elle gère le point de passage de Rafah entre l’Egypte et Gaza.
Plus tôt, le président français, Nicolas Sarkozy, avait invité Benjamin Netanyahu, avec qui il s’est entretenu au téléphone, à accepter «une enquête crédible et impartiale». La France est prête à participer à une enquête.
Dans la soirée dimanche, le cabinet de sécurité israélien s’est réuni pour réfléchir à comment répondre aux critiques internationales.
«Lors de ces discussions le Premier ministre a souligné qu’Israël a agi dans cette affaire comme tout pays menacé par des milliers de roquettes et de missiles», a indiqué le communiqué du bureau de Benjamin Netanyahu sans donner d’autres détails.
«Le Premier ministre s’est entretenu dans la soirée notamment avec le vice-président américain Joe Biden ainsi qu’avec le président français Nicolas Sarkozy», a également indiqué le communiqué.
Sept principaux ministres du gouvernement de Benjamin Netanyahu ont discuté de l’attitude à adopter face aux pressions de plus en plus insistantes pour une commission d’enquête internationale sur le raid contre la flottille, qui a coûté la vie à neuf Turcs le 31 mai.
Ils envisageraient la création d’une «commission de vérification» sur les circonstances de cet abordage sanglant et sur les aspects légaux de la poursuite du blocus de Gaza au regard du droit international, commission à laquelle pourraient participer des observateurs étrangers, selon la radio publique. Aucune décision officielle n’a été prise.
Condition
pour la normalisation
Par ailleurs, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a déclaré qu’Ankara insisterait pour la mise en place d’une commission indépendante, en laissant entendre qu’il n’y aura pas de normalisation des relations entre la Turquie et Israël si ce pays refuse.
Le ministre a exhorté l’Etat hébreu à «donner son feu vert à la création de la commission prévue par le droit international et proposée par les Nations unies».
Si Israël donne son accord pour une telle commission, «les relations (bilatérales) vont naturellement prendre une autre direction», a précisé le ministre turc devant la presse.
Mais, a-t-il souligné, «s’ils continuent d’échapper à cela, il ne saurait être question d’une normalisation des relations turco-israéliennes».
Quatre Palestiniens tués
D’autre part, quatre Palestiniens ont été tués hier en mer, au large de Gaza, par des tirs de soldats israéliens.
Selon des sources médicales et des témoins, le bateau dans lequel se trouvaient les Palestiniens a été attaqué à l’aube par des vedettes et des hélicoptères israéliens au large du camp de réfugiés de Nousseïrat, au Sud de la ville de Gaza.
Quatre corps revêtus de combinaison de plongée ont été repêchés et transportés dans une morgue de Gaza. Selon une source hospitalière, ces personnes étaient âgées de 20, 21, 25 et 34 ans.
Abou Al-Walid, un chef des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, un groupe armé lié au Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a affirmé faire partie du groupe. Selon lui, les quatre tués étaient des activistes, qui s’entrainaient depuis une barque dépourvue d’armement. Il ne s’agissait pas d’une opération selon lui. Comme lui, un autre Palestinien a survécu aux tirs et un dernier est toujours recherché.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com