Confidences ramadanesques/Abdessattar Amamou : «La tradition oui… non au karakouz»





Comme tous les Ramadans, notre conteur national Abdessattar Amamou reprend du service et multiplie les rendez-vous avec le public. Le mois sacré, il est vrai, est propice à l’épanouissement des arts traditionnels en général et du conte en particulier. Durant ce mois, les gens ressentent le besoin de se ressourcer dans la mémoire. Le conte, qui répond à cet appel du passé, permet aussi de meubler les longues veillées qui succèdent à la rupture du jeûne. Conteur hors pair dans la tradition des fdawi d’antan, historien auquel, l’histoire de notre pays n’a pas de secret, Abdessattar Amamou donnera, au cours de ce Ramadan une série de causeries dans divers endroits. Dans le cadre du festival de la Médina, il présentera trois soirées consacrées à l’histoire de la médina de Tunis. Le 7 novembre, il évoquera Les princesses mécènes à la rue Saïda Aâjoula - Onk Jemal. Le 14 novembre, il parlera, à Dar Lasram, de la réhabilitation de la médina. Durant la troisième soirée prévue le 21 novembre à la Medersa Sahab Ettabaâ à Halfaouine, il parlera de la vie et de l’œuvre de Youssef Sahab Ettabaâ. Le conteur poursuivra, par ailleurs, ses cycles de causeries à l’Association des anciens de Sadiki autour du thème : «l’Histoire de la Tunisie à travers les dynasties». Trois autres rendez-vous sont prévus avec le public : le 10 novembre au club Rotary de Sfax, le 11 novembre à la medersa Al Bachia dans la médina de Tunis et le 15 novembre à la salle Kermesse à El Gorjani où il évoquera l’histoire des Portes de Tunis. Gourmand mais pas trop ! Abdessattar Amamou est du genre svelte. N’est-il pas gourmand? «Bien que je sois porté sur les sucreries, toutes les confiseries sans exception, je ne mange pas beaucoup. Pour la rupture du jeûne, je me contente d’une entrée chaude et d’un plat de résistance», répond-il. Cet homme féru de tradition aime s’habiller d’habits traditionnels, «mais pas au point d’en devenir karakouz», dit-il. «Pendant le mois sacré, les gens sacrifient un peu trop au folklore. Ce n’est pas mon genre. Il m’arrive de porter la jebba, mais en des rares occasions. Pour assister à une soirée au Théâtre municipal, je préfère une tenue de ville», explique-t-il. Abdessattar Amamou, contrairement aux apparences, n’est pas du genre noctambule. Il lui arrive de veiller tard pour assister aux festivités du mois saint, mais assez rarement. Il aime cependant recevoir des gens chez lui et être reçu chez des amis. Mais pas durant les dix derniers jours de Ramadan, qu’il consacre à confectionner les gâteaux de l’Aïd. Et pour cause: il ne les apprécie que lorsqu'il les prépare lui-même. Eh oui, Abdessattar Amamou est un bon pâtissier. C’est notre scoop de la journée. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com