C.A. : Une gestion d’un autre âge





Plus professionnel que le foot tunisien, ça n’existe sûrement nulle part. Pour preuve, ce qui se noue et se dénoue dans nos clubs prétendument cossus, comme le CA.
Les récents développements survenus au parc A laissent réellement pantois. Un président dont l’investiture a été annoncée avec pompe et qui a commencé à travailler en focalisant sur les dossiers prioritaires, a été, en un tournemain, bouté hors circuit. Il est vrai que M. Jamel Atrous n’a pas encore été officiellement intronisé par l’AG élective. Mais tout un chacun dans nos murs, sait pertinemment comment ça fonctionne, entendons la bénédiction du comité des sages qui accorde son onction. Et à la clé, un seul candidat à la présidence du club est présenté à l’A.G., un cérémonial couronné par un plébiscite unanime.
Et ce même comité des sages, au nom des larges et irréductibles prérogatives dont il se prévaut (soutien financier, reconnaissance des autorités) s’arroge aussi le droit de «démettre» celui-là même dont il a fait son protégé et favori. Et c’est ce qui advint récemment au CA. Quels sont les paramètres sous-jacents aussi bien à telle caution qu’à sa condamnation? A priori l’humeur versatile de ces mécènes qui font et défont tout.
Une gestion donc sur fond d’improvisation qui n’a rien à voir avec ne serait-ce qu’un soupçon de professionnalisme. Et comme pour parer au plus pressé, il a été fait appel dans l’urgence et la précipitation à «un vieux de la vieille» Cherif Bellamine, un enfant du système clubiste garant de la pérennité de ses valeurs ancestrales. Jusqu’à quand cette gestion clopinante qui fait ouvrir la manne céleste et la referme au gré des soubresauts lunatiques de certains? Attendu que, d’après une source fiable, l’une des personnalités composant l’inflexible comité des sages s’est subitement ravisé concernant Jamel Atrous. Entre-temps, la rue clubiste, pour la plupart des jeunes assoiffés de sang nouveau, d’idées nouvelles, a commencé à gronder, avec des risques de dérapage réels. Il ne s’agit, bien entendu, ni de cautionner la rue, ni non plus, dans une lecture antinomique, d’être «pour la vie», embrigadé sous la bannière d’un diktat tombant de plus en plus en désuétude. Pour quand, donc, les linéaments embryonnaires d’un semblant de professinnalisme.


Wahid SMAOUI




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com