L’Espagne en super favori





Qui arrêtera l’Espagne ? C’est la question qui se pose à l’heure actuelle dans les milieux du football mondial et plus particulièrement sur les lieux de la Coupe du monde.
Après 44 ans de vache maigre et de résultats approximatifs, le Matador espagnol a retrouvé toute sa splendeur, toute sa puissance et toute sa gloire. En effet en réussissant à remporter la couronne européenne en 2008 l’Espagne a gagné en rigueur et en puissance elle a aligné 15 victoires de suite et a égalé le record brésilien d’invincibilité en 35 rencontres.
Ces réussites semblent avoir donné des ailes à cette génération dorée des Casillas, Puyol, Xavi, Iniesta, Torres et autres Villa qui allient la beauté du jeu à une efficacité étonnante en réussissant la bagatelle de 28 buts (contre seulement 5 encaissés) lors des éliminatoires. La force de cette équipe réside à la fois dans le talent individuel de ses joueurs, arrivés en pleine maturité, et dans leur esprit de solidarité. Des joueurs comme Casillas incontestable numéro un dans les bois depuis 2002, Sergio Ramos, Puyol, Piqué, Marchena et Capdevilla en défense, Iniesta et Xavi Xabi Alonso, auxquels peuvent se joindre Fabregas, Silva, Riera ou Cazorla au milieu du terrain et Torres et Villa en attaque ne peuvent que mener cette équipe de charme loin et même très loin.
A la recherche d’un prestige terni
Depuis son cuisant échec lors de l’euro 2008 organisé à domicile, la Suisse n’arrive encore pas à retrouver sa vitesse de croisière, et ce n’est certainement pas sa qualification à ce mondial qui va cacher les imperfections de cette équipe qui a trouvé toute les peines du monde pour arracher son billet pour l’Afrique du Sud.
Son entraîneur l’allemand Hitzfeld a certes bâti un bloc efficace autour de lignes arrière solides, commandées par le gardien Diego Benaglio, bien protégé par Philippe Senderos, inamovible tour de la défense, généralement épaulé par Stephan Lichtsteiner et Stéphane Grichting, mais le péché mignon de cette équipe reste son inefficacité offensive malgré la présence les Lichtsteiner, Barnetta et Nkufo.
A partir de là, la mission principale de cette équipe lors de ce mondial est de rendre fierté et ambition à des Suisses mordus de football.
Réussir son retour
Le Chili pour sa part retrouvera l’ambiance de la coupe du monde 12 ans après sa dernière apparition qui remonte à l’édition française en 1998. Certes, l’équipe des « Za-Sa » comme en se plait à la surnommer, a des atouts importants pour ce mondial, le meilleur est sa seconde place aux éliminatoires derrière le Brésil et devant l’Argentine et la présence de certains joueurs qui font le beau temps dans des équipes européennes à l’instar du gardien Claudio Bravo, qui évolue à la Real Sociedad, Matias Fernandez (Sporting de Lisbonne), Alexis Sanchez, l’étoile montante du football chilien, qui joue en Italie à l’Udinese et Humberto Suazo (inter de Milan) sur qui pèsera tous les espoirs chiliens pour marquer des buts et aller avec son équipe de l’avant.
Cette équipe du Chili que l’entraîneur Marcelo Bielsa, sélectionneur de l’Argentine de 1999 à 2004 et champion olympique à Athènes en 2004 a su modeler ne fera certainement pas figure de figurant dans ce modial.
Le cendrillon du groupe
28 ans après sa participation au mondial espagnol, le Honduras sera de nouveau au rendez-vous du plus grand rassemblement footballestique et également l’équipe d’Espagne qu’il a tenu en échec chez elle. Cette qualification, l’équipe du Honduras la doit à une belle aventure en éliminatoires se classant même au second tour devant le Mexique, et à un football qui favorisait le jeu offensive et la présence de Suazo qui évolue à l’Inter de Milan champion d’Europe et Carlos Pavon le meilleur butteur des éliminatoires avec 7 réalisations.
Pour sa seconde participation au mondial, le Honduras n’ira pas jusqu’à prétendre aller au second tour, mais il se contentera de faire bonne figure et pourquoi pas rééditer ses « exploits » de 1982.


MEHDI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com