Confidences ramadanesques/Zine Haddad (chanteur) : «Cuisiner avec ma femme, pourquoi pas ?»





Un parfum spécial émane de ses chansons... Un parfum qui nous rappelle la belle ambiance de la ville des Aghlabides. Le chanteur Zine Haddad plonge son auditeur, via ses chansons religieuses, dans l’univers magique de «Jemaâ El-Kébir» (la Grande Mosquée), «la Mosquée des trois portes»... Ces monuments phares qui traduisent avec éclat la percée de l’Islam en terre d’Ifriquia. Exceptionnel est le mois de Ramadan. La ville de Kairouan s’embellit de plus en plus pour accueillir ce mois sacré. Ramadan d’hier à Kairouan avait un goût spécial. Je le vois un tableau mosaïque homogène où les sensations d’entraide et de solidarité, les lumières des mosquées, les sons de la lecture du Coran et du «Dhikr»... se croisent dans une belle harmonie qui nous rappelle les faveurs de ce mois saint et ses dimensions spirituelles et sociales. A cette époque-là, la matinée, je la consacrais à mes études. Le soir et en flamant dans la Médina, j’étais toujours émerveillé par la convivialité des soirées ramadanesques dans les souks surtout que la majorité des commerçants ont aménagé des petites terrasses devant leurs boutiques et leurs magasins pour accueillir leurs amis et leurs clients». Et d’ajouter : «Dès mon arrivée à la capitale, depuis quelques années, les choses ont beaucoup changé. A chaque époque sa saveur. Personnellement, je profite des soirées ramadanesques pour fignoler mes projets artistiques. Loin des engagements professionnels avec les artistes et les festivals, c’est le tour des amis. J’ai des amis qui exercent des métiers différents mais qui sont doués par la musique et puisqu’on n’a pas le temps de se voir pendant toute la journée, alors, le soir, chacun d’eux ramène son instrument et voilà que la soirée se convertit en une rencontre d’amis autour d’un mini-concert. Pour cette année, le mois de Ramadan a un goût spécial puisque je donnerai le 9 du mois courant un concert à la maison égyptienne de l’Opéra. C’est grâce au soutien du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Loisirs que je serai au Caire et surtout lors de ce mois sacré». Côté famille, Zine Haddad nous a répondu que : «Dès que je rentre à la maison, j’essaye d’aider ma femme à cuisiner. Je ne vois aucun inconvénient à cela. Par contre, je m’étonne quand j’entends quelqu’un me confier qu’il a passé l’après-midi endormi ou en train de lire les journaux... alors que sa femme» s’abîme dans la cuisine pour satisfaire ses «caprices». Propos recueillis par I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com