Humeur de Mondialiste : Fête à l’africaine





Finalement l’Afrique a eu droit à son Mondial du football. Belle récompense pour notre continent, mais une récompense qui ne semble pas faire l’unanimité. C’est que cette distinction, somme toute méritée, eu égard à l’énorme essor que connaît l’Afrique notamment dans le domaine du sport, est devenue encombrante pour certains comme en témoigne cette campagne orchestrée pour dénoncer l’utilisation de la vuvuzela, un instrument de musique traditionnel de l’Afrique du sud ; motif invoqué : l’excès de bruit qu’elle engendre et qui est de nature à gêner les joueurs, les staffs techniques et les télévisions. Et dire que le football est un spectacle et une fête, sauf lorsque cette fête se déroule en terre africaine.
Autre campagne orchestrée, celle relative à la sécurité; pourtant bon nombre de présents sur les lieux ont affirmé que tout se déroule dans des conditions optimales. Le Mondial africain a été aussi marqué par les sorties jusque là mitigées des équipes africaines, notamment l’Algérie trahie par ses propres joueurs, Ghezel d’abord, expulsé gratuitement, Chaouchi par la suite, auteur d’une bourde historique qui a précipitée la défaite du représentant maghrébin. Le mondial se poursuit au bonheur des Africains qui souhaitent ardemment que leurs représentants se hissent au niveau des meilleurs pour honorer l’image du continent noir.
Vuvuzela, le symbole
Le football est avant tout un spectacle et cela rime impérativement avec le mot fête; c’est ainsi que le mondial sud-africain ne peut déroger à cette règle, d’autant plus que le peuple africain est un peuple mélomane par nature, qui aime les chants, la danse et bien sûr l’ambiance festive. Ceci dit, il est évident que la population sud-africaine allait fêter l’événement à sa manière, c’est-à-dire en ayant recours aux moyens traditionnels dont justement la vuvuzela ; cet instrument de musique traditionnel, certes très bruyant mais aussi très original et bien sûr très apprécié sauf par certains mécontents qui ne cessent de le déclamer sous prétexte qu'elle gêne énormément les joueurs, les entraîneurs et surtout les télévisions. Manière peu orthodoxe pour gâcher la fête de tout un continent qui commence à glaner ses lettres de noblesse dans le domaine du sport.
La sécurité en question
Autre sujet ayant accaparé l’attention au cours de cette première semaine, celui inhérent à la sécurité ou plutôt à l’insécurité qui caractérise l’Afrique du Sud. Certains sont allés trop loin oubliant au passage que chaque rassemblement sportif est toujours placé sous haute surveillance et, malgré cela, des débordements peuvent toujours survenir. Toutefois, et jusqu’à présent tout se déroule plutôt bien du côté de l’Afrique du Sud, hormis quelques actes isolés et qui sont vraiment loin de rappeler les tristes souvenirs tels le drame du Heysel en 1985, etc. Jusqu’à présent tout se passe parfaitement et cela de l’avis même des supporters présents. Alors qu’on cesse de médire de l’Afrique.
Les héros malheureux
Héros à Oum Dormène suite à leur prestation face à l’Egypte, les joueurs algériens avaient été portés à l’époque sur les épaules, adulés par tout le monde et non seulement par le peuple algérien. Mais à l’occasion de leur premier match en terre sud africaine les bénis d’hier sont devenus maudits. Triste retournement de situation surtout pour le gardien Chaouchi, auteur d’une bourde historique sur le but slovène ; son camarade Ghezel ne peut être épargné, lui qui avait été gratuitement expulsé alors que l’Algérie commençait à dominer les débats; du coup on parle d’une sorte de trahison, même si ce n’est pas le cas bien que l’amertume ressentie ne puisse être décrite après la défaite précipitée par deux errements inexplicables des deux joueurs sus-cités.


M.A.F




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com