Les pérégrinations de… Daly : Savoir ce qu’on veut !





Par Mohamed Ali Ferchichi
Entre une saison qui tarde à s’achever, et une nouvelle saison qui se profile à l’horizon, on ne sait trop où donner de la tête. En fait, l’exercice 2009-2010 n’est pas encore clos, notamment pour les compétitions des jeunes qui vont se poursuivre jusqu’au mois de juillet, soit en pleine canicule; c’est un vrai non-sens comme ce bras de fer superflu entre l’Espérance et l’instance fédérale à propos des joueurs internationaux. Autre fait marquant, celui inhérent à l’attitude adoptée par certains supporters de l’Etoile qui veulent réduire l’appartenance à cette citadelle du sport à un secteur réduit, celui de la ville de Sousse, alors que le nom même de l’équipe signifie que celle-ci appartient au moins à toute une région, bien que la réalité est toute autre, puisque l’Etoile appartient réellement à toute la Tunisie. Enfin on ne peut ne pas évoquer le retour salutaire au premier plan de la section de basket dames du S.T. C’est là la cerise sur le gâteau, surtout que cette équipe est formée en grande partie par des joueuses jeunes. Du blé en herbe qu’il faut savoir entretenir pour viser encore plus loin.
Une compétition «caniculaire»
C’est un non-sens que les compétitions des jeunes en football vont se poursuivre jusqu’au mois de juillet, soit en pleine canicule, ce qui ne peut être que néfaste sur leur métabolisme, leur mental et évidement leurs études. La ligue doit impérativement revoir sa manière de gérer ces championnats et notamment en ce qui concerne le calendrier général qui doit tenir compte de la période des études et des spécificités de notre climat. On doit en quelque sorte savoir ce qu’on veut et notre vœu le plus cher est de voir nos jeunes bénéficier d’une formation saine, ce qui ne peut avoir lieu dans l’état actuel des choses où les championnats des jeunes sont pour le moins marginalisés.
Un bras de fer superflu
Il s’agit de ce bras de fer entre l’Espérance et le staff technique de l’équipe nationale de football à propos des joueurs internationaux du club sang et or. Certes le club en question est appelé à entamer sa campagne africaine à partir de la mi-juillet et doit s’y préparer convenablement, mais l’équipe nationale a, elle aussi, des échéances immédiates et par ricochet elle jouit de tout notre intérêt, car on ne peut oublier que l’intérêt national doit primer. D’autre part, la présence des joueurs de l’Espérance au sein de l’équipe de Tunisie ne peut nuire à la préparation du club et ce pour deux raisons au moins : d’abord, ils seront à la disposition de leur club deux semaines avant le premier rendez-vous africain, ce qui constitue un laps de temps très appréciable. Ensuite, leur absence au début de la préparation n’a pas d’incidences négatives, vu que le club sang et or a privilégié la continuité sur tous les plans, d’où l’absence de problèmes ; c’est donc un bras de fer réellement inutile.
Notre bonne Etoile à tous
Quand bien même elle appartient géographiquement à la région de Sousse, l’Etoile du Sahel est un patrimoine national et a ses adeptes partout sur le sol tunisien. Pourtant certains de ses supporters ne sont pas prêts à l’entendre de cette oreille ; au contraire, ils ne cessent de clamer que l’Etoile est circonscrite dans les confins de la ville de Sousse. Véritable outrage au club phare de toute la région du Sahel tunisien et un mastodonte et citadelle du sport et du civisme dans toute la Tunisie. Qu’on cesse alors de lui porter atteinte gratuitement.
Le blé en herbe
La section basket dames du ST s’est particulièrement illustrée au cours de cette saison. L’équipe stadiste a retrouvé sa verve et ses vertus, rappelant à ses fans la belle époque, lorsque l’équipe bardolaise dominait le basket dame, non seulement à l’échelle nationale, mais aussi à l’échelle arabo-africaine. Ce retour au premier plan n’est point hasardeux, car le président Mohamed Dérouiche a rappelé les anciens dirigeants qui avaient conduit avec succès l’équipe par le passé. Aujourd’hui, l’équipe a retrouvé son lustre grâce à la sagesse de : Dr Anis Bettaieb, le président de la section, Bessem Belhaj, l’homme à tout faire, l’entraineur Zouhaier Ayari, sans oublier les joueuses  dont la plupart sont encore jeunes telles que : Imen Sebai, les sœurs Abdelghani, Chaima Dérouiche, Wafa Zaghdoud; toutes ces jeunes sont bien encadrées par l’inusable Selma Neffetni, Karima Oueslati, Selma Boussalem. Et quelle que soit l’issue de leur finale retour demain, les stadistes doivent êtres fiers de cette jeune équipe, car c’est du blé en herbe, un blé annonciateur d’une moisson record, pourvu qu’on daigne lui apporter tout le soutien nécessaire.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com