Qualité de l’air-Afrique du Nord : Une lutte commune pour plus d’efficience





A l’instar de plusieurs régions du monde où la lutte contre pollution atmosphérique se fait dans le cadre des politiques intégrées, les pays de l’Afrique du Nord vont coordonner leurs actions pour réduire le coût de la pollution transfrontalière.
Les organismes gouvernementaux épaulés par les experts environnementaux des cinq pays de l’UMA, en plus de l’Egypte, préparent le cadre général dans lequel une politique intégrée sera mise en œuvre pour lutter contre la dégradation de la qualité de l’air.
L’action vise à mieux réduire la pollution et maîtriser l’impact des polluants atmosphériques qui traversent les frontières, elle consistera à l’adoption des approches intégrées qui permettent de répondre aux priorités immédiates à l’échelle locale et régionale.
Dans le monde, plusieurs actions de ce genre ont été en effet mises en œuvre depuis plusieurs années. La Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance (LRTAP) qui regroupe les régions de l’Europe, l’Amérique du Nord et la Fédération de Russie a permis d’obtenir des résultats probants à l’échelle locale et régionale et a permis de renforcer la coopération sur la pollution atmosphérique dans les régions concernées. Les études ont montré entre autres que depuis sa mise en œuvre, la convention LRTAP a permis de réduire les émissions de soufre à l’ordre de 60 %. D’autres initiatives ont été également adoptées en Asie, en Amérique Latine et aux Caraïbes mais aussi en Afrique subsaharienne où trois réseaux sous-régionaux assistés par le Programme des Nations Unies pour L’Environnement (PNUE) couvrent aujourd’hui les zones de l’Afrique du Sud, l’Afrique de l’Est et l’Afrique Centrale-de l’Ouest.
En intégrant leurs politiques locales dans une approche régionale, les pays de l’Afrique du nord seront capables d’aborder la pollution atmosphérique et le changement climatique de manière plus efficace et intégrée. Des études dans les régions développées et en développement ont montré en fait que les stratégies intégrées de lutte contre la pollution atmosphérique permettent de réduire le coût de l’action de presque 20%.
L’action en réseau permettra par ailleurs aux Etats d’harmoniser leurs législations en matière de la qualité de l’air, de standardiser leurs procédures de contrôle et de renforcer les capacités des institutions nationales chargées de la lutte contre la pollution atmosphérique.


H.G.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com