Contre-plongée : Projections en plein air, quelle utilité ?





L’été est à nos portes et nos différents festivals aussi. Le cinéma prendra-t-il congé de nous autres cinéphiles? Que non ! Il s’annoncera de plus belle avec des nouveautés, et tunisiennes, de surcroît.
Il fera même l’ouverture du festival de Carthage, le plus prestigieux de nos festivals internationaux. Et c’est un film tunisien qui y sera projeté en cette année placée sous le signe du cinéma. Il s’agit de “Les Palmiers blessés” le nouveau long-métrage de fiction d’Abdallatif Ben Ammar. Vivement le cinéma à Carthage et ailleurs? L’été en donne l’opportunité. Et si les salles ferment de plus en plus, les théâtres de plein air sont là pour faire oublier le malaise voire la crise de l’exploitation cinématographique en Tunisie.
On ne sait point si Carthage programmera d’autres films pour ses soirées, comme il l’avait fait durant plusieurs étés auparavant, ou honorera le cinéma tunisien et le cinéma en général à l’occasion de l’année du cinéma. D’ailleurs, rien n’a encore filtré quand à cette célébration qui reste encore silencieuse, bien que l’année 2010 soit déjà à sa moitié.
Qu’avons nous fait et qu’allons-nous faire pour le cinéma tunisien? Nous allons encore faire des films, sinon produire des images, certes, ce qui est l’essentiel, mais il faudrait chercher à remédier à la crise de la fermeture des salles, à baisse de la fréquentation des spectateurs et à la presque absence de cinéphilie chez le grand public, malgré le travail entrepris par les différentes associations de cinéma.
Le cinéma est part contre considéré comme un “bouche-trou” par plusieurs festivals d’été à travers le pays. Si bien que la programmation d’un film n’amène pas le public et le film en question n’est pas annoncé ou rarement par voie de presse. Pourtant, le cinéma est un art et un spectacle, une fête collective qui invite à la détente, mais aussi à la réflexion et à voir le monde autrement par le truchement du travail du réalisateur.
Alors, le cinéma doit-il être présent dans les festivals d’été pour une présence quelconque, ou pour prolonger la saison cinématographique et égayer les soirées en plein air? Réfléchissons-y!


N.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com