Tribune : Sauvez le festival international de Tabarka





Encore et toujours la Cité du Corail continue à subir des coups et contre-coups à tous les niveaux. Depuis les années 1960 Tabarka avait vibré aux rythmes de plusieurs artistes, chanteurs, musiciens de renommées nationales et internationales. Plusieurs générations avaient animé des soirées mémorables, Abdelhalim Hafedh (1968), Myriam Makeba (1973), puis plusieurs Jazz men et women, le raï, le latinos, les musiques du monde (world music), l’oriental, le tunisien, le russe, etc... Le Festival international de Tabarka était toujours au rendez-vous. Où est-il cette année ? Un article de presse relatait vendredi 2 juillet 2010 avec beaucoup d’amertume : «Il faut préciser à ce propos que le lancement de plusieurs festivals, notamment le festival international de la photo sous-marine, Coralis, du jazz, du raï ou encore la semaine de la musique du monde, a été d’un apport considérable dans la consolidation de la vocation touristique de la ville du corail et a constitué une réelle attraction. Malheureusement, ces rendez-vous qualifiés de principaux atouts de la région, sont en train de disparaître progressivement mais «sûrement» en raison d’une mauvaise organisation et autres considérations... plutôt personnelles !?». Voici, donc, des propos émanant d’un responsable très averti, une bonne plume de la région de Jendouba, qui dénonce les carences de certaines personnes qui sont derrière cette démarche négative à l’égard d’un prestigieux festival, qui contribue à dynamiser la culture et l’économie de la région. Les autorités de tutelle devraient agir efficacement et très vite, afin de sauver tous les festivals, qui, sur le plan économique, drainent des milliers de visiteurs (tunisiens, algériens, marocains, libyens, arabes et européens, voire même d’autres nationalités, qui apprécient la mer, la montagne et les profondeurs de la cité du Corail). Coralis, le Festival de la plongée et de l’image sous-marine est bloqué, depuis plus de 8 ans. Qui sont derrière tout cela : est-ce eux qui font la pluie et le beau temps. Tabarka ne verra jamais l’apogée de la croissance, ni la réussite de son tourisme si l’on ne remédie pas à certaines pratiques néfastes qui déstabilisent son essor. Plusieurs ministères sont responsables de cette situation très fâcheuse. Il faudrait réagir, harmoniser les méthodes de travail et constituer une commission de suivi, de contrôle et de gestion et qui sera constituée de personnes compétentes.
La Cité du Corail, continuera à vivre, à se développer, grâce aux futures générations et atteindra certes un jour la gloire d’antan.


Mongi GHARBI
 (Tabarka)




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com