Vacances – parents – enfants : Se reposer… en lisant





Une grande perplexité s’empare des parents à chaque période de vacances. Ils ne savent plus s’il faut lâcher un peu leurs enfants pour qu’ils profitent d’un moment de répit ou continuer de les mettre sous pression afin que leurs connaissances ne régressent pas.
Et c’est vrai que le dilemme est difficile à trancher.
On voit, justement, certains parents (qui deviennent de plus en plus nombreux au fil des années) chercher à gauche et à droite des établissements où leurs progénitures pourraient poursuivre des études sous forme de cours intensifs ou de cours particuliers. Tout y passe : matières scientifiques (physique, chimie, maths…), littéraires (arabes, français…). Des enseignants sont même contactés directement pour leur demander de « réserver » des places pour l’année prochaine dans des cours particuliers !
Les noms circulent de bouche à oreille et les parents ne se font pas prier et se jettent immédiatement sur l’occasion. Les tarifs importent peu. D’ailleurs on ne les discute que très rarement. Ce qui n’empêche pas la plupart des personnes concernées de les critiquer à n’importe quelle occasion.
C’est là le paradoxe de la situation. Bien que ces cours, notamment les cours particuliers soient décriés, il n’en demeure pas moins qu’on les recherche et qu’on «casque» pour en bénéficier. Pourvu que le niveau de l’élève s’améliore. Le nouveau phénomène qui est, de plus en plus à la mode, est celui des cours intensifs dispensés par des établissements d’enseignement ou des centres culturels dépendant de missions diplomatiques. Cette «nouvelle vague» concerne, particulièrement, l’enseignement des langues. Et là, les élèves sont très nombreux à se manifester. Sous l’effet de leurs parents ils acceptent, bon gré, mal gré, de s’inscrire à ces cours. Pourtant le rythme est fort : une semaine de cinq jours avec, jusqu’à  quatre heures par jour. Tout le mois de juillet est donc chargé alors que la saison scolaire venait, à peine, de se terminer. Pas de repos pour cette catégorie de jeunes et tant pis
pour la pause !
Est-ce la bonne solution ?
On est en droit de se demander si vraiment les parents cherchent le bien de leurs enfants et s’ils sont conscients des conséquences qui pourraient en découler. On ne peut pas mettre en doute les bonnes intentions des familles. Toutefois, il ne serait pas mauvais de se remettre un peu en question et réviser sa politique en matière d’éducation et d’encadrement.
Il y a des élèves, certes, qui sont consentants et qui acceptent, à cœur joie ce programme qu’on leur a concocté. Mais d’autres se font tirer l’oreille.
Bien sûr, les uns et les autres tablent sur le mois d’août. Chacun se dit qu’il reste, malgré tout, cette période qui servira au repos.
Mais est-ce la bonne solution ? Le repos de nos «guerriers » doit il suivre immédiatement la fin de l’année scolaire ou doit-il se faire quelques semaines avant la rentrée? Naturellement les avis divergent selon l’optique de chacun. Même les spécialistes feront entendre des sons de cloche différents. C’est pourquoi nous pensons que le point de vue des parents est le plus décisif vu qu’ils ont une meilleure connaissance du profil de leurs enfants.
Rappelons que le mois de juin constitue la suite logique des études. Par conséquent rien n’est encore définitif. C’est le mois des attentes des résultats pour tous. Presque personne n’est définitivement fixé et en particulier les élèves-cibles de ces programmes de rattrapage et de soutien. On ne peut pas considérer qu’ils sont en vacances même s’ils ont quitté les bancs de l’école depuis la fin du mois de mai.
Le mois de juillet devrait donc, logiquement et selon le bon sens, leur permettre de profiter un peu de quelques moments de détente et de divertissement. C’est l’une des façons les plus élémentaires de rompre avec un rythme stressant et contraignant. Le sentiment de libération est plus que nécessaire. L’individu doit éprouver cette sensation de liberté et d’absence de garde-fous.
Lire encore et toujours
Dans ce cas le recours à des activités, surtout physiques, est plus que conseillé. La période ne devrait pas être inférieure à une bonne dizaine de jours. Une déconnexion totale d’avec l’école et tout ce qui la rappelle (temporelle certes, mais effective). Et avant de se replonger de nouveau dans l’univers des études il ne faut pas oublier le passage incontournable par la lecture.
C’est le talon d’Achille de la majorité de nos jeunes. Lire est ce qui fait le plus défaut chez eux. Mais attention, la lecture ne signifie pas nécessairement les romans et les livres d’auteurs. Tout est bon à lire : journaux, magazines, revues… Tous les sujets intéressant les jeunes sont recommandés. On peut lire des articles sur le sport, la mode, les arts …
En somme s’adonner à une lecture légère et qui ne soit pas « rebutante ». Ce n’est qu’une étape vers d’autres lectures plus élaborées et plus ciblées : celles des livres (roman, histoire, science…). À ce stade la lecture doit être considérée comme un moyen de détente et non envisagée comme un support aux études ou leur prolongement.
Lire en anglais, en arabe ou en français est, visiblement, à la portée de tous. Cet acte doit faire partie des habitudes de tous les jours de tout jeune. Le livre est disponible dans toutes les familles. Tous les membres sont appelés à créer cette dynamique de la lecture et à l’entretenir.


Amor CHRAIET




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com