Najet Attia persiste et signe





Après seize ans d’absence de la scène carthaginoise mais jamais du festival, Najet Attia est de retour.  Pour son concert de demain, elle semble prête à relever tous les défis. Détails.
Elle s’est retirée de la scène, il y a presqu’une vingtaine d’années, avant de décider de renouer avec un public qu’il a beaucoup aimé et encouragé à ses débuts ; une longue absence qui ne lui a pas fait perdre sa popularité au moins auprès d’une génération qui l’a encouragée à ses débuts et partagé avec elle ses moments de gloire et de bonheur. Avant de monter demain sur la scène de Carthage, l’artiste a parlé en détail de son nouveau spectacle, auquel elle accorde beaucoup d’importance, surtout après l’échec public de son concert au festival international de Bizerte. «Vous voulez savoir pourquoi j’ai choisi «Yestadou» (Il pêche) comme titre pour mon spectacle ? Je me suis référée dans mon choix à une belle chanson du patrimoine musical djerbien dont le titre «Yestadou fil bahar» (Il pêche dans la mer). Pour mon concert à Bizerte, ce qui m’a vraiment touché est que le public n’a pas patienté pour découvrir le contenu de mon spectacle, du moins ceux qui ont choisi d’assister. Pour Carthage, je suis prête. Je sais que les défis sont majeurs et qu’il y a une nouvelle génération de spectateurs mais je sais qu’il y a aussi des gens qui m’ont aimée et qui ont été derrière moi. Je suis reconnaissante à ces bonnes gens et aux médias qui m’ont encouragée. Aujourd’hui, je reviens. Le retour est certainement difficile par rapport à mes débuts, car je serais jugée, toujours dans le cadre d’une comparaison entre le passé et le présent», a souligné Najet Attia, lors d’une conférence de presse, donnée hier, pour présenter le contenu de son concert prévu pour demain, sur la scène du festival international de Carthage.
Pour tous les goûts…
Son spectacle sera réparti en trois parties : des anciennes chansons qui ont fait auparavant son succès, des nouvelles tirées de son album lancé il y a six mois et qui lui ont permis de se frayer un chemin dans le pays d’Oum Kalthoum et Abdelwahab. A ce cocktail s’ajoutent des chansons tirées du fond de tiroir de sa ville natale Djerba. «Il y aura «inchallah» une belle surprise. J’ai invité quelqu’un et je ne vais pas dévoiler son nom. Vous dites Mohamed Jebali ? Je ne sais pas. En tous cas, il est le bienvenu», a-t- elle avancé, avec un grand sourire, expliquant qu’elle a dû faire quelques modifications sur son projet pour des raisons financières et qu’à un certain moment, elle a pensé annuler son concert à Carthage.
Lors de cette conférence à cœur ouvert et à bâtons rompus, l’artiste a parlé de l’échec commercial de son nouvel album «Dayman ana» (Toujours moi), de son aventure artistique égyptienne, du succès de quelques chansons de l’album… et du titre de «Oum Kalthoum du Maghreb» que les critiques égyptiens lui ont attribué. «J’avoue que je travaille sans une vraie et solide stratégie. J’ai toujours essayé d’avancer mais les choses ne sont pas faciles. Il faut du temps pour que le public m’accepte comme je suis aujourd’hui. Je me demande d’ailleurs pourquoi nous refusons toujours de voir et d’écouter un Tunisien qui chante l’oriental ? Croyez-moi, j’ai choisi et j’ai défendu les trois chansons tunisiennes que comprend mon album. Je suis contente car je crois à ma musique et à la musique tunisienne», a-t- elle déclaré, en guise de réponse à certaines questions qui lui ont été posées.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com