Syndicat des écrivains tunisiens : Un programme en 49 points





Le secrétaire général du syndicat des écrivains tunisiens Lassaâd Ben Hassine a présenté, hier, les grands axes du programme d’action pour les six mois à venir. Détails.
Lors d’une conférence de presse, tenue hier au siège de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), le secrétaire général a présenté un programme de 49 points, traduisant les vœux des écrivains.
Elu le 4 juillet courant, dans le cadre du congrès constitutif, le bureau s’apprête à ouvrir de nombreux dossiers et à entamer plusieurs «guerres» syndicalistes pour améliorer la situation de l’écrivain tunisien qui, selon les propos du secrétaire général, «vit dans la misère totale».
«Nous avons mis noir sur blanc nos demandes qui sont, à mon sens, très logiques pour revaloriser l’écrivain tunisien et l’aider à créer, au-delà des soucis du quotidien et des préoccupations de la vie. Au début, quand nous avons songé à créer le syndicat des écrivains tunisiens nombreux étaient ceux qui se sont moqués de l’idée et de sa faisabilité. Aujourd’hui, le syndicat est né et le rêve est permis. C’est une nouvelle page, un début qui sera certainement difficile mais pas impossible», a déclaré le secrétaire général de ce nouveau syndicat, souhaitant parvenir durant ces six mois, avec le soutien des membres du bureau à résoudre de nombreux problèmes urgents touchant au fond l’image de l’écrivain tunisien qui reste, selon lui, marginalisé. Le conférencier n’a pas raté l’occasion pour tirer à boulets rouges sur le ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine qui, à son avis, «accorde plus d’importance au théâtre et au cinéma qu’à la littérature», sur le ministère de l’Education qui, «dans une circulaire, toujours selon lui, a interdit aux directeurs des établissements scolaires l’achat des livres tunisiens»… La liste des accusés a également comporté le ministère de l’Enseignement supérieur, les universitaires qui se penchent sur l’étude de la littérature orientale, oubliant les écrits de leurs concitoyens, les éditeurs tunisiens, les cinéastes et les metteurs en scène…
Parmi les points qui seront discutés, le secrétaire général a tenu à mettre l’accent sur les questions de l’emploi, l’assurance maladie, le logement, la carte professionnelle, la présence des représentants du syndicat des écrivains tunisiens dans les commissions de la subvention théâtrale et cinématographique, le comité d’achat dans la direction livre du ministère de la Culture et surtout dans le Conseil supérieur de la culture…
«Nous avons découvert que 95% des écrivains tunisiens n’ont pas une maison. Ils logent soit chez la famille soit dans des maisons louées. Nous voulons aussi lancer un journal ou une revue permettant aux écrivains tunisiens de publier leurs écrits et leurs études pour mieux diffuser et promouvoir davantage la littérature tunisienne», a souhaité Lassaâd Ben Hassine, expliquant que des formulaires, permettant de créer une base de données sont en cours d’envoi, et qu’une série de réunions avec les responsables dans plusieurs directions sera entamée dans les jours qui viennent.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com