Les Tunisiens et l’habillement : La fièvre acheteuse…





Que porter, d’où acheter et combien dépenser, des questions à multiples réponses...Boutiques et centres commerciaux se multiplient de jour en jour pour offrir un choix varié et de qualité.
Feten Gharsallah, pâtissière ne rate aucune occasion pour se doter d’une belle robe ou un joli pantalon. Pour elle, les vêtements sont une affaire à ne pas négliger pour être bien dans sa peau. «Quand il s’agit des vêtements, je suis la première à en parler. Pour moi, le shopping est une obsession. D’un autre côté, je ne m’intéresse jamais à la marque de la robe ou des chaussures. Il me suffit de savoir qu’il s’agit d’une bonne qualité», dit elle en ajoutant qu’elle n’attend pas la période des soldes pour faire ses courses, elle le fait tout au long de l’année.
Les femmes sont généralement les plus susceptibles lorsqu’il s’agit des vêtements et de l’élégance. Elles sont presque toutes concernées par la mode et les nouvelles tendances. Les unes cherchent à se conformer au goût du jour, mais la majorité veulent plutôt se faire belles, chacune à sa façon.
Houneîda est l’une des femmes attaquées par la fièvre acheteuse. Elle n’arrête pas de courir les boutiques de la place à la recherche des «bonnes occasions». Pour elle, la fièvre acheteuse est un mal nécessaire. «Il m’est difficile de l’admettre, mais je suis une accro voire même une récidiviste. Je suis tellement mordue par le shopping que j’arrive parfois à acheter les mêmes vêtements sans m’en rendre compte. Ce qui m’embête, c’est la qualité de la pièce à acheter. Franchement, je ne suis pas intéressée par les marques. Le problème est que je dépense plus que la moitié de mon salaire pour satisfaire ce besoin», ajoute-t-elle.
Comme
des champignons
Walid, vendeur de chaussures voit que les Tunisiens et précisément la gent féminine sont tous des amateurs de vêtements. «A vrai dire, la qualité de l’habillement est le souci de la plupart des Tunisiens. Franchement, nous sommes loin de chercher la marque avant d’acheter. Il convient notamment de signaler que la période des soldes ne draine plus une grande affluence. La raison est simple, les consommateurs n’ont pas confiance en la qualité et ni en le prix réel des produits exposés en cette période de l’année».
Le choix est riche et varié. Les boutiques poussent comme des champignons dans les artères de la capitale, à l’instar de la fièvre acheteuse. Le budget diffère d’un client à un autre ; mais la qualité demeure l’exigence de la majorité, sinon de tous.


Samah MEFTAH




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com