Secourisme en Tunisie : Appel à une culture de risque !





Les vacances sont encore plus propices à la multiplication des accidents, plus ou moins graves. Et les familles restent souvent désemparées face à ces imprévus…
La majorité de nos concitoyens ne connaissent pas les gestes à effectuer pour sauver une vie. Ils auraient peur de mal intervenir et par suite d’aggraver la situation. Sous d’autres cieux, il y a un effort développé en matière de formation de plus de gens en secourisme. En Tunisie, ce nombre demeure très faible. Or, le secourisme est important en Tunisie puisqu’on enregistre chaque année en moyenne 45.000 accidents du travail, 11.000 accidents scolaires et universitaires ainsi qu’un accident sur la voie publique toutes les 45 minutes.
De nombreuses questions s’imposent dés que l’on approche cette pratique de plus en plus importante voire vitale : Quel est le rôle d’un secouriste ? Comment peut-on intégrer une session de formation en secourisme ? Quelles sont les structures en charge ? Et dans quels cas un secouriste n’a pas le droit d’intervenir ?
Le secourisme est un ensemble de pratiques permettant de prévenir, protéger et sauver une personne accidentée. Ces premiers gestes d’urgence doivent être pratiqués par des personnes ayant les connaissances nécessaires. Il convient aussi de signaler que l’intervention peut être effectuée avec ou sans matériel, en équipe organisée ou seul. Il est à noter également qu’il n’existe pas d’âge minimum pour réaliser cet enseignement qui devrait faire partie de la culture commune de tout citoyen comme c’est le cas dans un certain nombre de pays.
Pour avoir la qualification de secouriste, une formation en matière de pratiques d’urgences est indispensable. Plusieurs structures assurent cette formation à savoir, le Croissant rouge, les services d’aide médicale urgente (SAMU), la protection civile ainsi que quelques agences privées. Des sessions de formation sont organisées tout au long de l’année. Gratuites, sanctionnées par un diplôme et très efficaces, ces formations offrent aux bénéficiaires la chance de sauver des vies par de simples gestes.
Des sessions de formation
En croyant à l’importance de la diffusion de la culture de secourisme, Le Croissant rouge s’est fixé comme but de former «un secouriste dans chaque famille». Il vise également à implanter un club de premiers secours au sein de chaque établissement éducatif dans le but de former 30% de Tunisiens en matière de premiers secours dans quinze ans. Toujours dans le même cadre, cette organisation a crée l’année dernière le centre de formation et de recyclage des volontaires du Croissant-Rouge de Ben Arous. Ayant pour but d’initier les jeunes Tunisiens à la culture des risques, le centre reçoit des volontaires de tout âge pour les initier aux notions de secourisme.
Les sessions de formation accélérée, de sensibilisation et d’initiation aux premiers gestes qui sauvent sont régulièrement organisées au profit des demandeurs ou du grand public. Il suffit de le demander.


Samah MEFTAH




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com