Une stratégie de communication impérative





La migration est un phénomène qui touche le monde entier et qui suscite de nombreuses tensions entre les pays du Sud (pays d’origine) et ceux du Nord (pays d’accueil). Une stratégie de communication  doit être instaurée afin de régulariser la migration.
Partant de ce constat, l’Organisation tunisienne des mères (OTM) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont organisé hier, sous le haut patronage du Chef de l’Etat, un colloque international sous le thème «Jeunesse et migration, réalités et perspectives».
Ont pris part à cette manifestation, d’éminents spécialistes de la question de la migration, représentant les plus hautes instances dédiées à ce phénomène de société.
Au fur et à mesure que les pays de la Méditerranée Occidentale verront une intégration croissante de leurs économies, des flux migratoires de plus en plus importants seront attendus, notamment par le transfert de force de travail en provenance des pays en voie de développement. C’est dans ce contexte que s’est tenu ce colloque, au cours duquel les intervenants ont insisté sur le processus de l’information qui joue un rôle important pour une meilleure prise de conscience des préoccupations de la jeunesse, que ce soit dans les pays d’origine ou dans les pays d’accueil.
Les conférenciers étaient d’accord sur le fait que le cadre juridique du processus de la migration doit être renforcé afin de ne pas s’arrêter au plan sécurité du phénomène et essayer de garantir les droits des migrants, les droits des pays d’accueil et ceux des pays d’origine. Une stratégie de communication est primordiale afin de garder l’équilibre économique et social de ce trépied.
Concernant la Tunisie, l’accord exemplaire signé avec la France stipulant la possibilité d’offrir 9000 opportunités de travail par année, doit être, selon les spécialistes, généralisé avec l’Italie, le Canada, l’Australie et les pays du Golfe, devenus une destination de choix pour les Tunisiens. Actuellement on compte 1.100.000 Tunisiens résidents à l’étranger, dont 48% de moins de 25 ans et 34% de moins de 16 ans, ce qui montre l’importance de la communication avec les jeunes afin qu’ils puissent intégrer la vie sociale dans leurs pays d’accueil et rendre le processus de migration positif et rentable.
La relation travail-migration a été également abordée. Une meilleure éducation universitaire et formation professionnelle permet de simplifier le processus de migration légale. L’objectif tunisien est de réduire le taux de chômage de 13.3% à 11.6%, ce qui aidera à minimiser le taux de migration en améliorant la qualité de vie des Tunisiens. Un programme de migration et de développement, en collaboration avec l’OIM, est déjà opérationnel à Kasserine et Mahdia. Plus de 400 postes d’emploi ont été créés et 60 projets économiques ont été réalisés.
Le colloque s’insère dans le cadre de la collaboration bilatérale entre l’OIM et l’OTM, destinée aux jeunes tunisiens désireux d’émigrer vers les pays du Nord. L’objectif global du colloque consiste en la contribution de l’information et de la communication portant sur la migration des jeunes ainsi que la sensibilisation sur la migration légale. Le colloque vise également à mettre en relief l’apport des migrants au développement de leurs pays d’origine.


Meher KACEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com