C.A. : Rien n’a changé





A Bizerte, les fans clubistes étaient là, en nombre. En cette période estivale, les supporters clubistes ont bravé la canicule pour aller soutenir leur équipe en ce début de saison qu’ils espèrent être celle d’une nouvelle consécration.
Peut-il en être autrement ? Bien entendu que non. Un grand club, avec une assise aussi populaire, ne peut vivre, ne peut se sustenter que de titres. Formation des jeunes, équipe d’avenir, restructuration, gestion etc. sont des discours qui ne sont pas porteurs dans ce genre d’association et notamment au CA. S’entêter à tenir ce langage est synonyme d’aller s’empêtrer droit dans un mur et personne ne vous comprendra dans la mesure où les supporters font le comparatif avec les concurrents directs qui, eux, mettent tous les atouts de leur côté pour bien négocier le nouveau parcours.
Les clubistes n’entendent pas devenir la risée des grands et se faire chambrer chaque semaine à cause des simulacres de prestations footballistiques de leurs joueurs. Ils ont été bonimentés plus d’une fois et la langue de bois a été apprise. Elle ne marchera plus.
Une association de l’envergure du CA se doit de jouer son rôle de locomotive du football tunisien et se doit donc d’être aux avant-postes pour jouer pour les titres. Les accessits, les fans en sont gavés.
Un départ plein
de réminiscence
Au cours de la préparation d’avant-saison et notamment lors des matches amicaux, nous avions constaté que les problèmes auxquels fit face le CA l’année écoulée perduraient. En effet, l’attaque avait montré ses limites. Mais, nous pensions à tort que les choses s’arrangeraient avec les rencontres officielles. Trêve de boniment diront la majorité des fans.
A Bizerte l’équipe a évolué en 4-2-3-1, comme l’année dernière. Quatre défenseurs : Anis Ben Amor, transfuge de l’AS Kasserine a joué à droite et il n’a pas démérité pour sa première ; dans l’axe nous avons retrouvé la paire Bilel Ifa et Khaled Souissi, deux internationaux complètement hors du coup et les deux actions de but du CAB confirment cette vision des choses avec des absences au marquage inexplicables. Au chapitre du marquage, Mériah également a connu des moments de déconcentration.
Au milieu du terrain, la solidité d’Alexis Mendomo a fait défaut. Awadhi et Hmam, chargés de la récupération ont fait preuve de lenteur et cela pourrait s’expliquer par la chaleur et par le début de saison. Hmam a eu toutefois le mérite de se porter régulièrement en attaque pour apporter le surnombre. Sa hardiesse fut récompensée par un but que son équipe ne sut pas préserver.
Toujours au chapitre du milieu de terrain, Oussama Sellami sensé diriger la manœuvre clubiste n’a pas pesé sur le jeu de son équipe.
Contre le CAB, l’attaque clubiste a été transparente et nous irons droit au but. L’avant-centre clubiste, en l’occurrence Akrout, n’a rien fait de bon. Il a couru dans le vide et n’a jamais pu prendre le dessus sur ses cerbères. Il n’a quasiment pas remporté le moindre duel et n’a jamais pu se mettre en bonne position de conclure.
Quant à Dhaouadi, il n’a pas eu les coudées franches et n’est pas encore top. Mais, pour ce dernier qui a été l’élément moteur de l’attaque l’année passée, on ne se fait pas de soucis. Idem pour Melliti que le staff technique a fait jouer à droite, en excentré.
Vous avez dit, un nouveau staff technique. Certes, mais sur le terrain, nous n’avons rien vu de nouveau. Au CA, il semblerait que seuls quelques noms ont changé aussi bien au niveau du staff dirigeant que du staff technique.
Bracci et Sellimi ont opté pour le même schéma tactique que leurs prédécesseurs, de surcroît avec les mêmes joueurs qui ont échoué et les mêmes erreurs qui se sont reproduites.
La défense, point fort de l’équipe il y a quelques temps, semble continuer à descendre la pente qu’elle avait entamée en fin de saison 2009-2010. Le milieu de terrain fait preuve de lenteur et manque d’imagination. L’attaque est tout simplement aphone, inexistante et ne fait pas mal. Elle a vraiment besoin d’un sérieux renfort.
Et puis, ces palabres inutiles avec les arbitres. On a eu beau sensibiliser nos joueurs pour plus de respect. Rien n’y fait. Pourtant, Nasrallah Jaouadi n’a pas lésé le CA. Sa prestation était correcte. Que les dirigeants clubistes prennent le taureau par les cornes et préviennent, une fois pour toute, leurs joueurs pour qu’ils se concentrent uniquement sur le jeu. Enfin, nous conseillons à Messadi de jouer pleinement les ballons qu’il reçoit dans la surface de réparation au lieu de chercher systématiquement à simuler et à perdre des opportunités.
Bref, le match de Bizerte est à oublier. La saison du CA doit commencer sa saison à partir de la seconde journée et certains joueurs doivent honorer le maillot prestigieux qu’il porte ou laisser la place à d’autres plus méritants.


A.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com