Vuvuzela ,la nouvelle vedette de nos stades





La Vuvuzela a fait son entrée dans nos stades et on s’attend à ce qu’elle change beaucoup de nos traditions sportives.
Cet instrument, objet de controverse, n’en est pas moins un appareil qui peut égayer l’atmosphère de nos stades et pourrait leur donner une autre dimension susceptible de dépasser les conflits actuels entre dirigeants des clubs et leurs supporters.
Personne ne peut nier que la vuvuzela, cette étrange et longue cornemuse, a été l’une des plus importantes, sinon la plus importante vedette de la Coupe du monde 2010, une véritable révélation.
Cet instrument typiquement sud-africain a égayé, quoi qu’on en dise, l’ambiance de ce rassemblement planétaire, malgré sa nuisance manifeste sur l’audition.
Appelée communément lepatata en Setswana, parfois francisé Vouvouzela, elle est une corne de soixante-dix centimètres de long, utilisée par les supporters de football dans les stades d’Afrique du Sud. Elle a acquis une renommée internationale lors de la Coupe des confédérations en 2009, pour être omniprésente lors de la Coupe du monde 2010, devenant un symbole incontournable du mondial, en même temps qu’un sujet de controverse à cause du bourdonnement incessant qu’elle génère pendant les matches et leur retransmission.
Etymologie imprécise
L’étymologie du nom est imprécise. Elle provient du mot zouloun «faire du bruit» ou d’une onomatopée «vou-vou», imitant le son produit.
Quelle que soi l’origine de la vuvuzela, elle est fabriquée en étain, a fait son apparition en Afrique du Sud dans les années 60 et a été vulgarisée dans les années 90, par les fameux supporters des deux célèbres clubs de Soweto, Kaizerchifs et Orlando Pirates.
En 2001, l’entreprise sud-africaine Masincadane Sport a commencé à commercialiser des modèles en matière plastique qui sont un succès pour les sociétés qui les commercialisent. Au-delà des manifestations, les vuvuzelas seraient, selon certaines sources, utilisées lors des grèves.
Son utilisation lors de la Coupe des confédérations 2009 et la Coupe du monde de 2010 a été sujette à caution entre la FIFA et la SAFA (South African Football Association), mais cette dernière a défendu l’idée que la vuvuzela est une composante essentielle de l’ambiance dans les stades.
La FIFA a finalement accepté l’argument, surtout que la vuvuzela est considérée comme une coutume locale de supporters. Il a été tout simplement demandé à ces derniers de ne pas utiliser les vuvuzelas pendant les cérémonies, les hymnes et les discours.
Internationalisation
Il n’en fallait pas plus pour internationaliser cet instrument. En effet, la vuvuzela a envahi tous les stades du monde et est devenue un objet incontournable du supporter, à l’instar de son homologue sud-africain.
Depuis la Coupe du monde 2010, la cornemuse sud africaine est devenue aussi célèbre que le football auquel elle est apparue intimement liée.
Précieux palliatif
Lors de la première journée de notre championnat national, nos supporters n’ont pas été en reste et se sont fait accompagner par des vuvuzelas pour encourager leurs équipes respectives. Les utilisateurs semblent prêts à faire de cet instrument un objet qui exprime leurs intentions vis-à-vis de leurs dirigeants, leurs techniciens; leurs joueurs… En effet, la vuvuzela serait, désormais, utilisée pour illustrer et montrer le refus des supporters de certains choix de leurs responsables !
«Made in Tunisia»
Les supporters tunisiens ont utilisé le «système D», comme ils disent, pour créer leurs propres vuvuzelas, autrement dit, les instruments à grand bruit qui ont envahi nos stades, essentiellement, dûs au savoir-faire de nos concitoyens.


Moncef SEDDIK




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com