Conjoncture: L’industrie s’en sort mieux que le tourisme !





Le Conseil d’administration de la BCT vient de souligner que la Tunisie doit rester vigilante alors que l’économie internationale frissonne mais il a décidé de maintenir inchangé son taux d’intérêt directeur.
Comme chaque fois, le rapport du Conseil d’administration de la BCT du 29 juillet entame son analyse par la conjoncture économique et financière internationale qui a été marquée, au cours de la dernière période, par l’apparition de craintes sur la poursuite de la reprise économique, notamment aux Etats-Unis d’Amérique et dans la zone Euro.
Néanmoins, les résultats positifs des ‘’Stress Tests’’ (ou tests de résistance) des banques en Europe ont contribué à tempérer la volatilité des marchés financiers. Dans l’ensemble, les dernières prévisions du Fonds monétaire international tablent sur une croissance de l’économie mondiale au taux de 4,6% pour l’année en cours contre des estimations de 4,2% au mois d’avril dernier.

L’indice des prix maintenu  à moins de 5%

Ceci étant dit, le dollar US a enregistré une déprécation par rapport aux autres devises (surtout l’euro) après sa récente hausse et l’augmentation des prix de certains produits de base (dont le pétrole) pourrait entraîner une hausse de l’inflation dans les principaux pays industrialisés et émergents.
Sur ce fond de toile international invitant à la vigilance, la situation économique de la Tunisie a enregistré une poursuite de la reprise de la production et des exportations dans le secteur industriel.
Là, nous avons marqué un point alors que d’autres plus forts que nous vacillent sur leurs bases. Ce n’est pas le seul point marqué puisque, comme toutes les institutions internationales le savent, la Tunisie ne badine pas avec les fondamentaux. C’est ainsi que les concours à l’économie se sont accrus de 10%, durant le premier semestre de l’année en cours, contre 4,9% pour la même période de 2009, tandis que la progression de la masse monétaire a connu une certaine décélération, progressant de 4,3% contre 5,3% un an plus tôt en relation avec la baisse des créances nettes sur l’extérieur. Quant au taux d’intérêt moyen, il s’est élevé à 4,57% au mois de juillet courant contre 4,38% au cours du mois de juin.
Par ailleurs, la poursuite d’une politique monétaire appropriée a contribué à limiter les tensions inflationnistes et l’indice général des prix à la consommation familiale s’est ainsi maintenu pour le troisième mois consécutif, au niveau de 4,8%.
Et si on ajoute que le dinar a baissé de 9,3% par rapport au dollar américain tout en restant quasi-stable vis-à-vis de l’euro, on a l’image complète.
Ceci pour les bonnes nouvelles !
Quant au coté pile, il commence par les indicateurs du secteur touristique et du transport aérien qui ont enregistré un certain repli par rapport à l’année précédente.
De plus, il faut souligner une autre tendance observable depuis une certaine période ; celle de la progression des échanges commerciaux avec l’extérieur qui s’est poursuivie mais à un rythme plus rapide au niveau des importations qu’à celui des exportations. Et quand on importe plus que l’on n’exporte, on constate immédiatement un élargissement du déficit courant dont la couverture a nécessité une ponction sur les avoirs en devises (qui ont atteint 12.693 MD après le remboursement de 597 MD pour l’emprunt ‘’Global Samourai I’’ contracté en 2000.


Manoubi AKROUT




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com