«Le coach me reproche de ne pas … sourire aux entraînements !»





Ça ne va pas trop fort entre Bachtobji et ses employeurs. Relégué au rang de remplaçant, le solide défenseur clubiste réagit de manière dure …
Absent contre le CAB, «Bach» a déjà donné le ton : «A Bizerte, j’étais déjà prêt à jouer, mais le coach en a décidé autrement avec le résultat qu’on connaît. Il est vrai que je me suis marié ces dernières semaines, mais j’ai continué à m’entraîner comme avant car je devais être compétitif contre le C.A.B. Ce n’était donc pas de ma faute si j’étais absent ce jour-là et ça m’a fait du mal de voir mon équipe se faire battre et quelques responsables me mettre sur le dos ce premier faux-pas».
Un comportement bizarre
Une semaine après, rebelote … cette fois-ci, Bachtobji était sur le banc, à la grande surprise des présents :
«Vous ne pouvez pas être plus surpris que moi.
Jusqu’au matin du jour du match, le coach m’a fait comprendre que je serai titularisé contre l’ASG aux côtés de Souissi. Au dernier moment, il a changé d’avis.
Allez comprendre pourquoi il a fait ça. Personnellement, je ne peux pas supporter de tels agissements. J’ai même l’impression qu’on essaie de me provoquer.
Si je suis là, c’est avant tout pour jouer et non pour faire partie du décor, d’autant plus que je suis compétitif et que je mérite d’être titulaire. Si quelqu’un, au sein du Club Africain, tient à mon départ, je le ferai volontiers car je ne peux plus supporter une telle injustice. Ça me fait mal d’entendre l’entraîneur me reprocher de ne pas … sourire aux entraînements !
Je suis là pour travailler et me montrer sérieux aussi bien aux entraînements que lors des matches. Lorsqu’on joue et qu’on goûte aux victoires, c’est un bon moment pour sourire et même rire. C’est dire qu’on tente de m’accuser de tous les maux du monde au lendemain d’une défaite que je n’assume pas.
Pour le moment, je cherche à parler aux premiers responsables pour me situer davantage. J’aime beaucoup mon club, mais si on va m’obliger à changer de couleurs, je ne vois plus de raison qui puisse me retenir encore. J’en ai parlé avec mon manager et je ne suis plus disposé à subir un tel traitement alors que tout le monde témoigne de mon attachement et de mon dévouement au Club Africain».
La trêve est peut-être venue au bon moment pour régler ce problème dans la sérénité la plus totale. Bachtobji a ses raisons pour raler ainsi, mais rien ne vaut une discussion franche entre les parties concernées.


Kamel ZAÏEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com