Majed Brinsi : (Entr. S.T minimes B-Vainqueur Coupe de Tunisie) «Le magma science-talent, rationnellement exploité»





Au S.T., la sollicitude à l’égard des jeunes n’est pas un vain mot. Pour preuve, l’excellente tenue d’ensemble de toutes les catégories, avec une mention spéciale pour les minimes B et leur tout aussi jeune entraîneur, Majed Brinsi. Révélations
Les présentations d’usage, avant tout.
Je suis détenteur d’une maîtrise en sport, spécialité football, assortie d’un troisième degré. Hormis un diplôme de psychologie du sport, décerné à la fin d’une période de formation d’entraîneurs d’élite, assurée par un préparateur mental de renom, le Français Edgar Till, à l’INEPS, celui-là même qui a encadré sur les plans psychologique et mental Roger Fédérer, Tiger Wood… Quant à ma carrière d’entraîneur, elle a débuté depuis cinq ans, au ST, mon club de cœur.
Devons-nous comprendre que l’aspect psycho-pédagogique est privilégiée au ST ?
Absolument. Depuis un certain bail, les méthodes de travail et de gestion du potentiel humain au niveau des jeunes notamment, ont méliorativement changé. Bien entendu, la direction technique, assurée de main de maître pendant plusieurs années par M. Wahid Hidoussi, à qui M. Moncef Ben Saïd vient de prendre le témoin, avec la même efficience, chapeaute toutes les catégories. Celles-ci bénéficieront, en outre d’un incommensurable apport, celui de M. Michel Ritschard, de nationalité suisse, conseiller technique qui a mené les U19 suisses au sacre mondial il y a peu. Le Suisse, en collaboration avec M. Ben Saïd, a mis au point un programme de travail d’une grande teneur qualitative et, tous les deux à trois mois, il vient dans nos murs pour assurer le suivi et prodiguer ses précieux conseils.
Cet encadrement de haute facture, réduit-il à sa portion congrue l’apport personnel des entraîneurs ?
Non, pas vraiment. Nous autres, entraîneurs des jeunes, avons la chance d’évoluer dans une structure hautement performante. Mais cela ne nous empêche pas de mettre en pratique nos propres compétences. A mon niveau personnel, je suis appelé à respecter les grandes lignes directrices. Cependant, je possède une marge de manœuvre que j’exploite à loisir, particulièrement au niveau psychologique. En effet, outre la maîtrise des considérations purement techniques, je suis adepte de la prise en compte du créneau inhérent à la psychologie des enfants. Eu égard à la stratégie préconisée au ST, basée sur la préformation et la formation, notre rôle est avant tout éducatif. Raison pour laquelle je m’emploie à concilier, à trouver l’harmonieux magma entre les constantes initiées par la direction technique dans l’optique d’uniformisation des méthodes de travail, et les spécificités propres aux jeunes que j’ai sous ma coupe.
Malgré l’irréductible intérêt dévolu aux jeunes, un seul trophée est venu garnir la vitrine. N’est-ce pas peu ?
Comme je l’ai mentionné, la priorité est accordée à la formation, nonobstant les résultats. Et puis, ces derniers ne sont pas mesurables aux titres. Le fait que toutes les catégories des jeunes se soient qualifiées aux différents play offs, terminant en tir groupé dans les premières loges, constitue l’irréfutable preuve de la qualité du travail effectué. Quant à la coupe de Tunisie, décrochée par mes poulains, elle a surtout un impact avantageux sur leur motivation à un âge aussi ingrat que la puberté, là où la réceptivité est optimale. Sur un autre plan, je vous ferais volontiers une petite confession, pour vous affirmer haut et fort que le potentiel jeune du ST est de loin le meilleur, qualitativement parlant, en Tunisie.
L’essentiel pour nous est d’alimenter régulièrement l’équipe-fanion en talents purs. Dans cet ordre d’idées, retenez un nom, Ala Mezlini, natif de 1995, auteur de 43 buts cette saison, avec les minimes B.
A votre niveau personnel, pour abréger, comptez-vous vous cantonner dans les confins des jeunes, sempiternellement ?
Pour l’heure, j’y prends énormément du plaisir. Mais, sincèrement, j’ambitionne d’œuvrer avec les seniors, tout en étant convaincu que côtoyer les jeunes, est un passage obligé. L’entraîneur le plus heureux du monde, actuellement, l’Espagnol Del Bosque, n’a-t-il pas veillé sur les destinées techniques des jeunes du Real de Madrid pendant une bonne quinzaine d’années ?
Propos recueillis par


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com