Les pérégrinations de… Daly





Par Mohamed Ali Ferchichi


A qui profite la discorde ?
Reprise des activités sportives avec le retour de la compétition du football, sport roi par excellence, mais un retour sur fond de discorde et de controverse. Ce retour a été marqué par l’affaire Lamjed Chehoudi, une affaire qui a vu le jour bien avant l’entame de la saison ; cette affaire, la énième, vient à point nommé pour démontrer la précarité des textes régissant le football chez nous ; elle démontre aussi tout le flou qui caractérise les relations contractuelles entre les joueurs et leurs clubs, comme elle démontre à quel point les relations entre les clubs sont souvent tendues.
Autre affaire, ayant marqué ce début de saison, celle relative au renouvellement du contrat du clubiste Wissem Yahia, des tractations qui tardent à aboutir, tout cela pour prouver que notre professionnalisme est loin d’avoir atteint la maturité requise.
Enfin, on évoquera à nouveau le marasme de la boxe Tunisienne; le noble art est en train de broyer du noir au point que les clubs ont envoyé une pétition à la tutelle pour demander le retrait de l’actuel bureau fédéral. Geste significatif mais point réglementaire car il fallait saisir la CNOT au lieu de la tutelle étant donné que c’est la seule instance de nature à prendre des décisions se rapportant aux institutions sportives.

La notoriété à travers une affaire
Lamjed Chehoudi est à coup sûr un joueur talentueux, il l’a si bien prouvé depuis qu’il a débarqué à Bizerte au point d’attirer l’attention des grosses cylindrées de notre football dont précisément l’Etoile qui l’a engagé. Depuis c’est un véritable bras de fer qui s’est engagé entre le C.A.B. et l’Etoile d’un côté, l’instance fédérale et le reste des clubs de l’autre côté ; du coup Chehoudi puise désormais sa notoriété non pas à travers ses prouesses techniques mais par le biais de cette affaire rocambolesque qui ne cesse d’animer les débats et continuera à le faire tant que les textes régissant le football ne sont pas clairs ; ils prêtent le plus souvent à équivoque comme en témoigne la position prise par la fédération qui a retiré la licence du joueur avant de la lui rendre sans se soucier de fournir la moindre explication rationnelle. Une affaire de trop qui met à nu toutes la précarité de nos textes et ne manque pas d’influer sur le moral et le rendement du joueur mais surtout sur les relations entre les clubs, déjà très affectées.

Ben Yahia, les caprices de l’enfant gâté
Depuis la fin de l’exercice écoulé, le prodige clubiste, Wissem Ben Yahia tarde à trouver un terrain d’entente avec son club ; et nous disons son club et non pas ses employeurs vu qu’il s’agit d’un pur produit du cru clubiste. Enfant du club par excellence, Ben Yahia aurait du donner l’exemple et faire des concessions au profit de son club, qui, pour sa part, est dans l’obligation de traiter son joueur avec tous les égards requis pour ne pas décourager ses pairs, issus du cru clubiste; or personne n’a daigné faire des concessions et le résultat on le sait déjà avec cette frange du public qui réclame le départ d’un symbole du club et par ricochet même si Ben Yahia finira par favoriser l’appel du cœur et signé un nouveau contrat au profit de son club. Le public, lui ne lui pardonnera pas ce bras de fer inutile et tentera de déstabiliser le joueur lequel abordera la saison en étant fortement amoindri après avoir raté la préparation d’avant saison ; il sera aussi déconcentré après ces longues tractations. Finalement c’est le club et ses fidèles supporters ainsi que le football qui seront fortement lésés en raison d’une affaire réellement superflu.

Des contestations et un vice de forme
Il s’agit là des contestations des clubs à l’encontre du bureau fédéral de la boxe, ce sport anobli par les ancêtres et qui perd aujourd’hui de son aura. La preuve: pas moins de trente cinq clubs ont envoyé une pétition à la tutelle lui demandant de dissoudre l’actuel bureau fédéral, coupable, selon ces clubs, de tous les maux qui rongent le noble art. Or la réalité est toute autre car, en aucun cas on ne peut faire porter le chapeau à une seule et unique partie, sachant que le marasme actuel de la boxe Tunisienne est l’aboutissement logique à des années d’improvisation aggravée par l’attitude de l’actuel bureau et ses décisions qui ont irrité les clubs comme celle inhérente à l’augmentation des prix des licences. Toutefois, pour revenir à cette lettre adressée à la tutelle, disons qu’il y a vice de forme, car les clubs auraient dû s’adresser à la CNOT, seule habilitée à prendre des décisions allant jusqu’à la dissolution d’un bureau fédéral ; en conclusion, cette première démarche va s’avérer inutile même si elle peut tirer la sonnette d’alarme pour tenter de redresser une situation de plus en plus inquiétante.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com