Transversale : La charrue avant les bœufs





En désignant Ali Ben Neji et Youssef Seriati à la tête des natifs de 1995 et 1996, les responsables de la FTF ont mis réellement «la charrue avant les bœufs» et continuent, de ce fait, leur «fuite en avant».
Pourtant, le 5 mai dernier, en choisissant Ali Hafsi et son équipe, on espérait que les choses allaient changer en bien pour le football tunisien. Après trois mois, les choses commencent à changer… en mal. Non seulement au niveau de l’équipe nationale, qui a reçu «une claque historique» du modeste Botswana, mais à presque tous les niveaux.
Alors que la majorité des fédérations, telles que le judo, l’haltérophilie, le tennis, la natation, l’athlétisme… commencent à baliser l’avenir, la FTF, qui est dotée, entre autres, de grands moyens semble se complaire dans la stagnation et les problèmes qui s’entassent, de jour en jour à vue d’œil.
La décision de nommer ces deux techniciens à la tête de ceux qui sont, en principe, destinés à porter le flambeau du foot tunisien de demain, avant la désignation d’un directeur technique est une erreur stratégique de premier ordre.
Comment les administratifs de la FTF peuvent-ils commettre une belle bévue ?
A moins que le nouveau nom du directeur technique ne soit déjà connu. Les tergiversations des membres de la FTF ne peuvent que conforter ce constat.
Déjà notre football est au plus bas, comme le prouve notre classement de la FIFA (65e). La désignation d’un directeur technique «sur mesure», ce que craignent les connaisseurs après toutes ces hésitations, ne fera qu’envenimer les choses et empirer une atmosphère pas très
saine !
Et dire que nous ne sommes qu’au début de la saison avec une nouvelle équipe fédérale, censée apporter des idées qui sauveraient notre sport-roi du marasme dans lequel il se débat ?


Moncef SEDDIK




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com