2e anniversaire du décès de Mahmoud Darwich : Plus rares sont les roses !





Il a vaincu la mort par ses textes sur « Une nation en exil ». Le poète Mahmoud Darwich a été le cœur battant de plusieurs créations, présentées, en juillet, sur nos scènes.
Peut-on être indifférent aux écrits de Mahmoud Darwich ? A ses paroles d’exilé et aux senteurs de ses fleurs d’amandiers, chantées dans plusieurs poèmes ? Mahmoud Darwich est plus qu’un aède dont les textes ont dépassé les barrières et les frontières pour marquer l’humanité, il est une légende.
Il est la voix de son peuple et l’emblème d’une culture palestinienne qui fait de la résistance et défie l’hégémonie. Mahmoud Darwich est également l’une des figures de proue de la poésie arabe contemporaine. Aujourd’hui, en pleine tourmente et dans le vif des anciens et nouveaux défis que vivent la région, sa chère Palestine, et le processus de paix, la voix de Darwich s’élève revendiquant toutes sortes de dérapage et d’injustice.
Deux ans déjà depuis que le poète de la Palestine et la voix des opprimés a quitté le monde. Le 9 août 2008, le soir, à l’hôpital de Houston, suite à une opération chirurgicale, le poète de l’amour (comme il se déclarait) a pris une autre voie, laissant derrière lui les millions d’inconditionnels de ses écrits ; des férus de ses textes qui ont choisi de lui rendre hommage à travers un groupe conçu spécialement à cette occasion, réunissant plus de 2000 d’adhérents.
Bien que les manifestations culturelles organisées à la mémoire du poète palestinien soient rares, Mahmoud Darwich est resté toujours d’actualité. Son œuvre l’a immortalisé et lui a permis de vaincre la mort. Ainsi le public du festival international de Carthage a eu droit à un spectacle intitulé « Darwich… Darwich », reposant sur des compositions de Ridha Chemak de quelques textes et poèmes de Mahmoud Darwich. Quant au public de Hammamet, c’est à travers la voix sublime de l’interprète libanaise Oumeïma Al-Khalil qu’il a voyagé dans l’œuvre du poète et a apprécié quelques fragments de poèmes qui demeurent méconnus. Sur la scène du festival international de Hammamet, les fidèles ont eu droit, exclusivement, à « Une mémoire pour l’oubli», pièce présentée par l’artiste palestinien François Abou Salem d’après l’un des rares textes en prose qu’a signés le poète palestinien Mahmoud Darwich en 1987, cinq ans après les évènements douloureux et les massacres qui ont bouleversé le Liban.
Y aura-t-il d’autres œuvres autour d’un Darwich éternel à travers ces textes ? Certainement, car de la tragédie nait l’art !


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com