Augmentation des prix pendant le Ramadan : Une question d’offre et de demande





Le Quotidien a rencontré, hier, M. Ali Gharbi, directeur au contrôle économique, pour avoir le fin mot concernant la hausse des prix de certains produits. Comme à son habitude, M. Gharbi s’est exprimé en toute sincérité et nous a confié la raison principale derrière ces hausses: il s’agit d’un problème de production qui n’a pas pu assouvir la multiplication de la demande ramadanesque. Ce manque de production est le résultat de quatre années consécutives de sécheresse et des récentes inondations. Ces phénomènes climatiques ont beaucoup nui à plusieurs secteurs de l’agriculture tunisienne. Cette situation s’est amplifiée, selon M. Gharbi, par la multiplication de la demande nationale et ce, à cause du mois de Ramadan qui coïncide cette année avec une période transitoire au niveau de l’agriculture (fin du cycle pour les cultures estivales et début de celle de l’hiver). Tous ces facteurs ont contribué à une hausse systématique des prix des fruits et légumes, et c’est une des lois du marché: l’offre et la demande. “Face à cette situation, donc, de demande excessive et de production en chute remarquable, l’agriculteur a été le principal bénéficiaire en fixant des prix élevés, et c’est tout à fait normal, compte tenu de la loi de l’offre et de la demande”, précise M. Gharbi. Et notre interlocuteur d’ajouter que le contrôle économique a essayé de maîtriser la situation en entrant en débat avec les agriculteurs pour moraliser les prix, qui ont connu une légère régression à partir de la deuxième semaine du mois saint, par rapport aux premiers jours. Pour garder une situation plus ou moins stable, le contrôle économique a créé 39 unités fixes de contrôle dans les différents marchés du Grand Tunis, et 69 autres dans les différentes régions du pays. Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com