A chacune ses recettes





Etre performante au travail, s’occuper des enfants, préparer de quoi nourrir sa petite famille… Ce n’est pas facile en temps normal. Ça l’est encore moins le ventre vide. Cependant, les femmes qui observent ramadan se débrouillent, tant bien que mal.
Alors qu’on est au début du ramadan, la fatigue des jeûneurs se fait sentir, surtout chez les femmes qui, en plus de leurs obligations professionnelles et familiales, doivent assurer la préparation des plats pour la rupture du jeûne. Comment alors ces tunisiennes s’organisent-elles pour vivre le mois saint ?
Habiba Laâmiri (52 ans)
«La cigale et la fourmi»
«Il y a un certain savoir-faire que nous avons hérité de nos ancêtres et qui est en passe de disparaître. Il s’agit d’«el oula» ou la réserve alimentaire qui se constitue lorsque les denrées sont abondantes et se négocient à des prix bas. La ménagère intelligente et soucieuse du budget familial, c’est celle qui se comporte comme la fourmi en épargnant pour pouvoir faire face aux temps difficiles et aux imprévus. C’est ce que je fais personnellement lors du mois de ramadan pour aider mon mari et offrir à ma famille des plats faits à partir d’ingrédients de terroir.»
Sihem Ben Hamida (47 ans)
«Retrouver le goût de cuisiner»
«Le mois de ramadan est une occasion en or pour la ménagère afin de gâter les siens et les aider à bien gérer le jeûne en concoctant des plats délicieux. C’est pour cette raison que je retrouve ce plaisir de cuisiner et passer beaucoup de temps derrière le four en essayant de préparer à chacun son plat préféré. Je profite, également, du mois saint pour me recycler et découvrir de nouvelles recettes en suivant les émissions culinaires sur les chaînes arabes. Mais, mon premier souci demeure d’offrir à mon mari et à mes enfants le meilleur de moi-même pour qu’ils oublient la fatigue causée par le jeûne.»
Donia Zamelli (46 ans)
«L’apprentissage...»
«Etant une mère ayant des enfants adolescents, je profite du mois de ramadan pour leur inculquer les valeurs de notre religion et les principes sur lesquels elle repose. J’essaie, aussi, d’entraîner les plus petits au jeûne et de les suivre dans cet exercice. Mes deux filles «Nadia et Ranime» m’aident dans la cuisine et je tiens à ce qu’elles apprennent à cuisiner surtout les plats traditionnels comme les tajines en tous genres. Toujours est-il qu’il est très important d’apprendre aux enfants comment bien gérer le budget familial lors du mois saint et ne pas tomber dans les excès.»


Myriam Ben Salem




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com