Zied Gharsa, le gâté





Il clôturera le 19 août la 46e édition du Festival international de Carthage avec une nouvelle création intitulée «Ana lemdallel» (Je suis le gâté). Zied Gharsa ne cache rien, il révélera tout sur scène.
Zied Gharsa n’est plus à son premier concert sur la prestigieuse scène de Carthage. Artiste de talent et directeur artistique de la troupe «La Rachidia», il a brillé ces dernières années de mille feux sans pour autant avoir besoin d’aller en Egypte ou au Liban ou de chanter des airs orientaux. Maîtrisant à merveille le répertoire musical tunisien, excellant dans l’interprétation du «malouf», Zied Gharsa a choisi d’aller sur le même chemin qu’a tracé et défendu son père feu Tahar Gharsa. D’ailleurs, depuis qu’il a succédé à feu Abdelhamid Ben Aljia, en juillet 2006, à la direction de la Rachidia, Zied Gharsa a essayé de multiplier les rendez-vous musicaux, afin de bien partager et promouvoir ce précieux héritage avec les mélomanes.
Habitué de Carthage et de ses ambiances, il présentera le 19 août une nouvelle création qui ne dérogera pas à la règle. «Ana lemdallel» (Je suis le gâté) tel est l’intitulé de ce spectacle conçu par Zied Gharsa et Naoufel Ben Aïssa.
Quoi de spécial pour cette soirée ramadanesque ? Le duo présentera une lecture approfondie du patrimoine soufi. Au menu : plusieurs nouveautés. Le public découvrira et pour la première fois « Naouaret El Ajdad », une nouvelle composition de Zied Gharsa où il a tenté de dépoussiérer un « maqam », disparu de nos jours de la musique tunisienne, à savoir «Tabee Erahaoui». Zied Gharsa interprétera également, lors de ce rendez-vous, une nouvelle chanson intitulée «Ana Ghannit» (J’ai chanté), composée par l’artiste Naoufel Ben Aïssa. Un hommage à feu Ali Riahi à l’occasion du 40e anniversaire de sa disparition est à l’affiche de la soirée.
D’autres anciennes chansons qui ont fait le succès de Zied Gharsa comme «Trahwija», «Halima» et «Al Migyass» seront à l’ordre de cette soirée qui sera clôturée par une «wassla» (Suite), intitulée «Ana Lemdallel» (Je suis le gâté), tirée du patrimoine musical tunisien ; chanson dont seul ce chanteur chevronné et talentueux luthiste connaît le secret.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com