Journée de sensibilisation contre le diabète : L’automédication à l’index





L’Institut National de Nutrition et de Technologie Alimentaire a organisé, hier, une journée de sensibilisation sur le thème : «Le diabète peut vous coûter les reins». Une table ronde a été organisée, à cet effet, regroupant des médecins spécialisés en la matière et des patients atteints par la maladie du diabète. Tunis - Le Quotidien Une fois par an, l’Institut de Nutrition et des Technologies Alimentaires organise une Journée de sensibilisation à l’intention de patients souffrant de diabète. Cette année, le thème était : «Le diabète peut vous coûter les reins». A cet effet, l’Institut a offert gratuitement aux personnes désireuses la possibilité de vérifier leur taux de glycémie et leur tension artérielle, ainsi que le taux de micro-albumine dans le sang. Les résultats étaient immédiats. Les visiteurs dont le taux dépasse les valeurs usuelles sont dirigés vers les services de consultation pour des examens approfondis. Il importe de signaler dans ce contexte que la tension artérielle moyenne doit se situer entre 11 et 13, tandis que le taux de glycémie à jeûn ne doit pas dépasser le taux de 1,2 et 1,4 deux heures après un déjeuner. Dr. Trimèche a insisté, au cours de son exposé, sur la nécessité des examens précoces pour déceler la maladie du diabète et pouvoir ainsi la contrôler à temps, et éviter l’insuffisance rénale. Dr. Trimèche a, en outre, mis en garde contre l’auto-médication par les plantes médicinales car, dit-il : «certaines plantes ont des effets négatifs sur les reins et peuvent engendrer une insuffisance rénale. Certains patients souffrant de diabète voient leur taux de glycémie baisser après l’ingestion de certaines plantes et se croient ainsi guéris. Ils n’ont fait, en fait, qu’abîmer leurs reins». Le conférencier a insisté sur le respect d’une bonne hygiène de vie, notamment en procédant régulièrement à des contrôles et en évitant les excès. L’un des patients présents dans la salle de conférence a soulevé la cruciale question de mauvaise communication parfois entre certains médecins et malades. «Mon docteur me donne des brochures qui mentionnent le nombre de calories à ne pas dépasser et une liste de produits comestibles à consommer; j’avoue que je ne me retrouve pas dans ces chiffres et lettres», dit-il. Dr Ben Kheder a, pour sa part, mis l’accent sur la nécessité de vulgariser l’information et de se doter d’une culture alimentaire pour éviter les excès. D’autres intervenants ont émis le souhait que les Caisses de sécurité sociale prennent en charge le financement d’appareils de mesure de la glycémie (glycomètres), pour leur permettre de se contrôler régulièrement et par-là même, décongestionner les services de consultation. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com