Première semaine de Ramadan : Le seuil de mille infractions dépassé





A peine la première semaine du mois de Ramadan est-elle achevée que les brigades de contrôle ont enregistré 1350 infractions. Une opération coup de poing contre la fraude bat son plein en ce mois saint.
Afin d’assurer un bon déroulement des opérations commerciales pendant Ramadan, les brigades contrôle relevant du ministère du Commerce et de l’artisanat ont opéré, durant les trois premiers jours, 11700 visites de contrôle, dont l’objectif est de faire face aux spéculations et de sanctionner les commerçants frauduleux.
Ces opérations ont permis de relever 1350 infractions, touchant la quasi-totalité des secteurs. C’est le secteur des légumes et fruits qui s’est octroyé la part du lion avec 620 infractions enregistrées, suivi de celui des produits alimentaires avec 260 infractions. La fraude a également touché le secteur des volailles et des œufs avec pas moins de 160 infractions signalées, ainsi que celui des poissons avec 50 infractions.
Les spéculations n’ont pas épargné le secteur de la boulangerie, un commerce très fructueux pendant le mois saint, où on a enregistré 33 infractions. Les visites de contrôle ont également révélé des violations (30) au niveau du secteur des cafés et des salons de thé.
Synonyme de piété, le mois de Ramadan, une période de consommation massive, est également connu pour être l’occasion pour les commerçants indélicats de multiplier les infractions et les spéculations. Le défaut d’affichage des prix, une technique malsaine couramment utilisée, figure en tête de liste avec 500 infractions enregistrées, suivi par la non présentation des factures, dont les brigades de contrôle ont révélé 400 violations.
La boulimie de la consommation qui bat son plein pendant le mois saint a engendré également des infractions concernant la hausse illicite des prix ; on en a enregistré 150 cas. La vente conditionnée et autres spéculations ont aussi était signalées.
Le premier constat à tirer de ces visites de contrôle est que la fraude n’a presque épargné aucun secteur ; la boulimie des Tunisiens — surtout sur les produits alimentaires — est pour beaucoup dans ces pratiques, pour le moins louches, qui ne cessent de se multiplier malgré les lourdes sanctions qui peuvent aller jusqu’à la fermeture des locaux pour les commerçants frauduleux.
Les premiers jours du mois de Ramadan ont révélé des violations de tout genre ; les efforts déployés par les brigades de contrôle sont à saluer. Cependant, un contrôle plus rigoureux est plus que nécessaire, surtout dans les petites villes, où les infractions ne cessent de persévérer.


Meher KACEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com