Feuilleton : Youssouf al Afif (9) : Le savoir, la sagesse et… la beauté





Lentement, le jeune Youssouf commençait à réaliser ce qui avait changé dans sa vie après que le dignitaire égyptien l’eut ‘’acheté’’ aux caravaniers dans le marché aux esclaves. L’évidence lui sauta aux yeux ; il était ainsi devenu, comme par miracle, le fils adulé de ce couple sans enfants.
Le jeune garçon voyait sa nouvelle demeure et savait qu’il s’agissait là d’un statut social très au-dessus de celui de ses parents. Il observait le luxe des lieux, les serviteurs, la beauté, la verdure… et comprenait que ses nouveaux parents ne pouvaient être qu’au plus haut de la société. En vérité, il était dans la demeure du Aziz de Misr (le Aziz est le grade le plus élevé de l’administration égyptienne au temps des Pharaons). Et étant considéré comme son propre fils, Youssouf était au top de cette société. «Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l’interprétation des rêves», affirme le récit coranique qui poursuit la description du destin exceptionnel de Youssouf.
Dès son jeune âge, il avait été honoré par le Seigneur qui lui inspira le savoir impressionnant et hautement spirituel de l’interprétation des rêves. Et maintenant, la boucle allait être bouclée avec le Aziz de Misr qui allait lui permettre d’accéder à toutes les connaissances du monde temporel d’alors, en lui faisant suivre les cours des meilleurs maitres et en le destinant aux plus hautes distinctions.
Les années passèrent et Youssouf continuait à parfaire son enseignement. Le jeune garçon était devenu un jeune homme d’une grande prestance mais il y avait encore quelque chose de singulièrement capital qui allait être versé dans les tréfonds de sa personne. «Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants», dit le récit coranique qui Nous met ainsi devant une image singulière : le savoir temporel et le pouvoir spirituel ainsi que la sagesse étaient concentrés dans une seule personne.
Avec ces trois attributs, Youssouf aurait été quand même un être d’exception. Mais il y avait autre chose !!
Car Youssouf était d’une beauté ‘’physique’’ époustouflante, sortant du commun des standards humains et s’élevant vers des sommets confondants ! Quelque chose de physique mais aussi de spirituel par la symbiose entre savoir, sagesse et beauté qui ne laissait personne insensible ; jusqu’à celle qui l’avait reçu dans sa maison ! (à suivre)


Manoubi AKROUT




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com