Conseil ministériel : Nouvelles mesures présidentielles pour l’enseignement supérieur





Carthage - (TAP)
Le Président Zine El Abidine Ben Ali a présidé, hier matin, un Conseil ministériel consacré au suivi de la concrétisation des volets du programme présidentiel quinquennal «Ensemble, relevons les  défis» relatifs à l’enseignement supérieur.
Le Conseil a passé en revue la situation actuelle du secteur de l’enseignement supérieur et les principaux indicateurs qu’il a enregistrés, ainsi que les multiples objectifs quantitatifs et qualitatifs atteints durant les deux décennies écoulées aux plans de la formation des compétences et de la généralisation des établissements universitaires sur l’ensemble du territoire national.
Dans le souci d’améliorer ces résultats au cours de la prochaine étape, en concrétisation du programme présidentiel, le Chef de l’Etat a ordonné un ensemble de mesures qui s’articulent autour des axes suivants :
- Premièrement : renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et le hisser au niveau des standards internationaux:
- Réviser le système des études universitaires de manière à favoriser une meilleure exploitation des potentialités d’encadrement et des équipements disponibles.
- Fixer un contenu de formation propre à améliorer le niveau de l’étudiant, y compris le soutien supplémentaire en langues ou dans d’autres matières.
- Exploiter de façon optimale les technologies modernes dans le domaine de la formation, en mettant en place un enseignement virtuel parallèle dans les différentes filières et dans les divers niveaux universitaires.
- Produire des cours sous forme de supports numériques
pour atteindre un taux de 30% de l’ensemble des unités d’enseignement des licences, à l’horizon 2014.
- Ouvrir des parcours d’excellence en sciences humaines et en langues vivantes, ce qui ne manquera pas d’avoir un impact des plus positifs sur l’orientation des élèves vers la section Lettres durant le cycle d’enseignement secondaire.
- Instituer un programme d’enseignement des langues étrangères, en tant que formation de base, afin de répondre aux besoins des enseignants dans les différents cycles d’enseignement de ces langues.
- Augmenter le taux des diplômes combinés entre les établissements universitaires tunisiens et les établissements étrangers similaires, consolider la co-diplomation dans le cadre du Mastère recherche, accroître le nombre des diplômes d’ingénierie avec les universités étrangères et dynamiser les conventions de cotutelle des thèses de doctorat.
- Réviser les missions des écoles doctorales de manière à garantir leur accomplissement de l’encadrement effectif des enseignants débutants, tant au niveau de la préparation de la thèse qu’au niveau de l’initiation à l’enseignement.
- Raffermir les liens entre les professeurs universitaires, toutes catégories confondues, et les écoles doctorales, dans le but d’impulser la mission de
recherche auprès des professeurs universitaires.
- Tirer le meilleur profit des professeurs de catégorie «A» et mettre à contribution les technologies modernes dans le processus de formation, en exploitant de manière optimale l’enseignement virtuel dispensé par des professeurs expérimentés, ce qui est de nature à aider les enseignants débutants à s’acquitter de leurs missions, notamment dans les nouvelles universités.
- Instituer un programme spécifique pour les nouvelles universités, à travers le renforcement de l’enseignement à distance et la mise en place de résidences pour les enseignants tunisiens et étrangers visiteurs.
- S’inspirer des expériences étrangères en matière d’évaluation et d’accréditation, et focaliser l’attention sur l’évaluation selon les universités et non seulement selon les facultés et instituts.
- Elaborer un programme d’évaluation des acquis de l’étudiant selon les standards internationaux.
- Deuxièmement: renforcer l’employabilité des diplômés de l’enseignement supérieur :
- Améliorer le système de formation et les diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur, en évitant les spécialités pointues précoces, et s’orienter vers l’instauration d’appellations unifiées des établissements universitaires dispensant une formation similaire.
- Renforcer les licences appliquées à vocation transversale et œuvrer à y intégrer la formation par alternance, afin de favoriser une meilleure employabilité et de dynamiser les stages au sein des entreprises économiques impliquées dans la formation.
- Consolider la formation des techniciens supérieurs dans les Instituts Supérieurs d’Etudes Technologiques à travers l’établissement d’un partenariat avec le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi et les autres ministères, et ouvrir, de manière étudiée, des passerelles à l’intention de ces techniciens donnant accès aux licences appliquées et aux écoles d’ingénieurs.
- Elaborer le cadre adéquat pour la formation de 9 mille ingénieurs, à l’horizon de l’année universitaire 2014-2015, avec la mise en place d’un plan directeur pour les écoles d’ingénieurs qui seront créées sur la base de leur positionnement géographique, de leur spécialisation et de leur relation avec leur environnement.
- Permettre à 50% des diplômés des écoles d’ingénieurs d’obtenir leur certification et préparer un groupe d’enseignants pour l’obtention de l’accréditation en matière
de formation certifiante.
- Troisièmement : Conforter le rôle de l’université en tant que pôle de rayonnement et renforcer son indépendance.
- Renforcer les prérogatives des universités en leur transférant certaines spécialisations du ressort de l’administration centrale et y consolider le cadre administratif afin de raffermir son indépendance.
- Faciliter les conditions de passage des universités vers le statut d’établissements à caractère scientifique et technologique.
- Rattacher les centres de recherche aux universités de manière à améliorer leur classement international, tout en instituant la cotutelle en cas de besoin, afin de renforcer la complémentarité entre la mission de formation et celle de recherche scientifique.
- Quatrièmement: renforcer l’encadrement des étudiants
- Consolider le rôle des centres de médecine universitaire afin d’améliorer la prise en charge sanitaire des étudiants.
- Améliorer l’encadrement psychique des étudiants, à la faveur du recrutement de 110 psychologues supplémentaires, à l’horizon 2014.
- Intensifier l’animation culturelle, aménager les espaces culturels, encourager les étudiants à adhérer à l’animation culturelle régionale et entamer, dans une première étape, la construction de 4 centres culturels, respectivement, à Jendouba, Gafsa, Tunis et Sousse.
Le Chef de l’Etat a mis l’accent sur la nécessité d’approfondir la réflexion sur le système d’orientation de manière à répondre davantage aux aspirations de l’étudiant et
aux besoins de l’économie nationale.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com