Contre-plongée : Y aura-t-il des nouveautés à l’Aïd ?





La rentrée cinématographique 2010-2011 sera-t-elle annoncée et entamée le jour de l’Aïd El Fitr, avec la sortie de plusieurs nouveautés sur nos écrans ? Il n’est pas certain que cela puisse arriver, car les congés, les nouveautés, les reprises, les fermetures de salles, se passent durant toute l’année culturelle et la saison estivale et cela depuis des années déjà ! Les quelques salles qui restent opérationnelles, sur tout le territoire du pays et en majeure partie dans la capitale, font tout pour ne pas fermer boutique. Et c’est la raison pour laquelle, le spectateur ne sait plus quand commence et quand finit la saison cinématographique, si on ose l’appeler ainsi.
Une bataille que mènent distributeurs et exploitants pour essayer de ramener les spectateurs vers les salles obscures qu’ils ont quittées depuis belle lurette et pour gagner une autre bataille: celle de la survie. Et sans parler des salles de cinéma qu’on loue pour des spectacles de musique ou de théâtre (quête de survie et de gain facile) L’événementiel constitue pour plus d’une salle une occasion de reconquête du public et à des prix d’entrée dérisoires. Les semaines de films, les journées du cinéma européen, les soirées-spéciales, les avant-premières (même si ces dernières ne sont accessibles que sur invitation) sont autant de rendez-vous annuels ou occasionnels pour rappeler à certains que le cinéma dans les salles existe et existera toujours, malgré la présence d’autres supports qu’offrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
L’Aïd El Fitr (Aïd Esseghir) a été durant des décennies l’occasion propice pour les enfants et les moins jeunes d’aller au cinéma. Les salles proposaient à l’époque, certes des reprises, mais surtout beaucoup de nouveautés. Chaque salle, ou groupement de salles, annonçait son programme pour les fêtes de l’Aïd sur les colonnes des quotidiens de la place.
Les salles n’arrivaient pas à contenir les très nombreux spectateurs. Elles optaient pour des séances, parfois en continu, en plus de celles permanentes, pour satisfaire leur public. En ces temps-là, la télé n’existait pas et la vie était beaucoup moins chère. Le prix d’entrée dans les salles atteignait la moitié et le quart du prix habituel qui ne dépassait pas les six cents millimes ! Autres temps, autres mœurs. Et si nos exploitants de salles songeaient à réduire le prix du billet durant les jours de l’Aïd ? Ce serait leur manière à eux d’offrir la «Mehba» à leurs spectateurs potentiels et d’assurer, peut-être, une affluence notoire à leur salle, afin de pouvoir remonter la pente les semaines suivantes. N’est-il pas toujours bon de trouver les meilleures solutions ? Il suffit de se titiller les méninges, quitte à faire des projections en DVD !


Lotfi BEN KHELIFA




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com